‹ MinervaChapitre 210 sur 294 · NOBLESSE ROMAINE · texte numérisé non relu

NOBLESSE ROMAINE

150. Nobiles. — De bonne heure, les magistrats qm avaient rempli des charges curules eurent droit à certaines dislmcfiôns spéciales'; la plus importante était le privilège d^exposer dans la salle principale de leurmaisoji (ct^r/wr/ij et de faire porter aux funérailles des menabres^de leur fài^mTlTeTTes jmages en cire, de leurs ancêtres (imagines}. Le jus imaginum devint héréditaire et les personnes qui la possédaient furent dites nobiles. Un homme comme Gicéron, qui s'était fait nobilis lui-même et n'avait pas d'images d'ancêtres à exhiber, était appelé homo^noyus. Le sénat, étant presque exclusivement composé d'anciens magistrats, comprenait un très grand nombre da no,biles; tout sénateur était d'ailleurs considéré comme nobilis^ quelque magistrature qu'il eût exercée. Ainsi le senatorius ordo était, dans la pratique, identique au nobiUum ords}. Auguste^a le cens sénatorial à un million de sesterces et rendit le rang sénatorial héréditaire, ârîâ'condition que ceux qui le recevraient par Féritage possédassent le cens sénatoriaL

151. Nombre des citoyens. — Au cens de 2U av.J,-G., on compta ^0 000 citoyens en âge de porter les ajmes (de 17 à 60 ans); le cens de 70 av. J,-G. en donna 450 OOQ.. Il est probable qu'on ne compta à cette époque que les citoyens présents à Rome. Le cens de 28 av. J.-G., qui s'étendit sur toute l'Italie, porta, dit-on, ce, nombre ^4 063 000, chiffre qui impliquerait pour l'Italie entière, à cette époque, une population libre d'environ dix-huit millions d'âmes. Il e.; difficile de croire qu'il ne soit pas fort supérieur à la vérité.

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