SUCCESSEURS D'AUGUSTE
pendamment de son autorité religieuse comme grand pon *ife) sur la possession de Vimperium proeonsulaire et de la naissance tribunice. JJvmperium proeonsulaire, qui lui avait été accordé d'abord lorsqu'il était consul, faisait de lui le maître desarniées et des flottes romaines et le gouverneur de Ta moitié des provinces^ Après 23 av. J.-C, quand son impe" rium s'étendit à Rome môme, il lui donna, sans le consulat, toutes les prérogatives d'un consul, par exemple la supério rite sur tous les gouverneurs provinciaux, et d'autres droits encore, comme celui d'introduire une armée dans Jlome, De même, la puissance tribunice lui conférait les privilèges des tribuns sans les restrictions qui diminuaient ces privilèges. Il n'avait pas de collègues, et son veto s'exerçait même en dehors du pomerium. Sa personne était inviolable, il pouvait proposer des lois, convoquer le sénat et intervenir dans toutes les affaires publjgLUeSt H 6st vrai que la puissance tribunice et Vimperium se confondaient à beaucoup d'égards dans leurs effets, mais il y^vait avantage à dissimuler le pouvoir militaire jgour mettre en avant l'autorité civile, et de fait, depuis 23 av J.-G., Auguste compta les années de son règne par celles de ses puissances tribunices.
158. Les successeurs d'Auguste furent d'abord salués imperatores soit par le sénat, soit par l'armée ; plus tard, ils reçurent en bloc leurs pouvoirs impériaux du sénat, dont le décret était confirmé par une loi de l'assemblée populaire, connue sous le nom de lex de iinperio. L'empire ne fut jamais formellement déclaré héréditaire. L'empereur régnant faisait choix d'un héritier de ses biens personnels, l'adoptait comme son fils et le faisait revêtir de Vimperium, et de la tribunicia potestas^ qui le rendaient supérieur à tout autre que son père adoptif. Tous les empereurs prirent le nom de Gésar. Un empereur défunt recevait généralement du sénat l'honneur de la consecratio, qui le mettait au rang des dieux [divus]^ et faisait de lui l'objet d'un culte spécial qui,