LEVÉES
service des garnisons, moins fatigant que le service en cam^ pagne.
D'importantes modifications à ce système furent introduilef par Camille. D'abord, en 406 av. J.-C, tous les soldats reçurent une paye [stipendium] ; en second lieu, en 403 av J.-C, on institua une nouvelle cavalerie, dont le recrutemen! était tout à fait indépendant du cens. L'établissement à\ la solde permit aux citoyens pauvres de servir dans l'arméi et l'on ajouta dès lors une sixième classe dont le cens d'abord fixé à 4000 as, fut réduit à 375 as {census extremus) eSeuls, les citoyens qui étaient à peu près dépourvus de touti fortune 7HfljQig6~"gg775^"^'ctiappercn^ service, maïs
après 311 av. J.-C, on les employa dans la flotte avec lei alliés italiens [socii).
Marins abolit définitivement les distinctions, fondées surli fortune et ouvrit les légions à tous les citoyens qui voulaien servir. L'extension du droit de cité à l'Italie entièreTën 8 9. a? J.-C, fournit un si^ran^jôômLre d'hommes sans ressource! qui désiraient devenir soldats, que les classes supérieures e moj;ein]js.jiessèreiit ilàsj^pjs.dlâtre^,^ê]ies sous les drapeaux, bien qu'en théorie elles restassent astreintes au service
170. Levées {delectus ou dileclus). — C'est le sénat; qu fixait le nombre des soldats qui devaient être levés; les coq: suis", ou quelquefois les préteurs, promulguaient alors un édi convoquant une assemblée du peuple. Il semble gu'à l'origim les citoyens se rassemblaient en armes auGhamp de Mars en TeTCrs de îâTvîTÎe, et que les nîagistrats qui les avaien convoqués procédaient alors au choix de ceux qui devaien servir. Mais à l'époque de Polybe, vjiis^ 150 av. J.-C.,Uêi citoyens se rénjri^saif-nt sans armes au Capitole, chaque tribi ôccupaSTune place qui lui était réservée.
Supposons qu'il fallût former quatre légions. Ce chiffn comportait 24 tribuns militaires, que les consuls distribuaient d'abord entre les quatre légions à former. Puis ili