SOLDE DES TROUPES
Des avant-gardes (stationes) étaient placées en avant dea portes, des custodes à chaque porte et des sentinelles (exciibiae) le long de la palissade. La garde de nuit était faite par des vigiles^ que l'on relevait quatre fois. Le mot d'ordre pour h nuit (signum) était écrit sur des tablettes de bois (tesserae) et communiqué aux hommes par quatre tesserarii^ sous* officiers de grade inférieur aux centurions.
175. Solde des troupes. — Le stipendiuin^ institué en 406 av. J.-C, était payé annuellement et s'élevait, à l'époque de Polybe, à 2 oboles par jour pour un fantassin (environ 25 centimes). Les centurions recevaient deux fois autant, et les cavaliers le triple de cette somme. Nous ne connaissons pas la solde des grades supérieurs, mais il est certain que les tribuns ne touchaient rien. Les dépenses afférentes à la nourriture et à l'équipement étaient déduites de la paye.
La plus grande partie du butin fait à la guerre était distribuée à l'armée, chaque officier et soldat en recevant une part proportionnelle à sa solde. Les principales dépenses do chaque campagne étaient couvertes par le tributum ou impôt de guerre.
176. Récompenses et châtiments. — Les soldats qui se distinguaient pouvaient recevoir des décorations, telles que des médailles (phaleraé), des bracelets (armiUae)^ des colliers (torques) y etc. Les officiers et les généraux recevaient des couronnes de différents genres. Sous la République, on ne donna point de pensions aux vieux soldats, mais, aprè s l'époque de Marius, les vétérans eurent des concessions de terres dans les colonies militaires, comme celle qui fut atti ibuée à un soldat sur le champ que possédait Virgile près de Mantoue.
Le triomphe était la plus magnifique récompense que Roi le pût accorder à un général heureux. Il fallait, pour l'obteni r, remplir différentes conditions :
[a) Le général devait avoir été dictateur, consul ou préteur.