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TRESORS

l'Ëtat était représenté par les censeurs, et la Société des fermiers {publicani) par un entrepreneur (manceps). Les puLIicains appartenaient tous à la classe des chevaliers, parce que les sénateurs, exerçant le contrôle sur les impôts, ne pouvaient pas avoir eux-mêmes un intérêt pécuniaire dans leur perception.

199. Sous l'Empire, il y eut deux trésors, Vaerarium du sénat et le fiscus de l'empereur. Uaerarium percevait les redevances des provinces sénatoriales (cf. plus haut, p. 224), mais les empereurs y portèrent souvent la main. Auguste, en l'an 6 ap. J.-G., ajouta au fiscus un aerariiim militare spécial, qui reçut pour commencer une dotation de 176 millions de sesterces, empruntés à Vaerarium, et qui fut alimenté dans la suite par le produit annuel des impôts sur les ventes et sur les héritages. Les revenus de quelques autres impôts furent affectés par d'autres empereurs à certains objets spéciaux, tels que la construction et la réparation des routes.

Le fisc servait à l'entretien de l'empereur et de sesemployés, de l'armée, de la marine et des postes. D'abord alimenté par l'excédent des revenus des provinces impériales, il s'enfla dans la suite aux dépens de Vaerarium, Ce trésor était administré par un comptable (a rationibus) qui, au second siècle, devint un fonctionnaire très important. Gomme il/ avait pour but de subvenir aux dépenses de l'État, le fisc était, en théorie, distinct de la fortune privée de l'empereur [patrimonium Caesaris), mais cette distinction fut rarement observée, et les empereurs prirent l'habitude de puiser dans le fisc pour toutes sortes de dépenses qui leur étaient personnelles.

Dans les premiers temps de l'Empire, les impôts continuèrent à être levés en partie par les fermiers et en partie par les fonctionnaires de l'État; mais peu à peu lès empereurs, comme ils s'appropriaient de plus en plus les revenus

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