E^oôoç, ou acte V
En d'autres termes, une tragédie grecque comprenait géné-i ralement cinq actes, séparés par quatre chants du chœur. Le premier acte s'appelait d'ordinaire ■Kp6lo^o(;^ le dernier £$o6o;, les autres èueicôôta. Le premier chant du chœur s'appelait Ttâpoôoç, les autres a^(xai\xoc. Il pouvait y avoir des parties chorales ou lyriques dans un épisode, par exemple des lamentations (xojjiiJiot), où les acteurs et les chœurs prenaient part, et des chants exécutés sur la scène (àTiô axrivîiç) par un acteur ; mais ces morceaux lyriques n'appartiennent pas aux ax(x(ji\i(x. Le cjxâ(Tt[jLov est caractérisé par ce fait que les vers anapestiques et trochaïques en sont/exclus.
Beaucoup de pièces grecques ne rentrent pas exactement dans ces divisions. Ainsi les Perses et les Suppliantes d'Eschyle commencent par la uâpoôoç, et le premier acte de ces tragédies ne peut guère être qualifié de 7tpô>.oYoç. La parodos^ dans V Electre de Sophocle, n'est pas un chant exécuté par le chœur seul, mais un xoix^xôç çiuquel Electre prend part; dans Ajax et dans Alceste^ le chœur quitte le théâtre au milieu de la pièce et y reparaît avec un èutTràpoSoç en forme de xopilAÔç. Ces divergences sont toutefois peu importantes.
206. Parabase. — Une comédie était construite sur le môme modèle qu'une tragédie, mais comme le chœur y est en général intimement lié à l'action, les gxôcchikx sont plus courts que dans la tragédie. Après le prologue et la uâpoôoç, la division la plus marquée delà pièce se produit au moment où les acteurs quittent momentanément la scène. C'est là qu'était insérée la parabase, ainsi nommée parce que lo chœur faisait volte-face et s'avançait vers les spectateurs. Une parabase complète comprenait les divisions suivantes :