DÉCADENCE DE L'ÉRUDITION
de Samothrace (280-180 av. J.-C). D'autres auteurs, grecs et latins, furent traités de même par la suite, et il en est peu juine nous soient parvenus avec les notes des anciens com- :nentateurs. Ces notes, appelées ayJikiOL [scholies), furent d'abord publiées séparément : ainsi l'on eut les Commentaires de Simplicius sur Aristote, d'Asconius sur les discours 'de Gicéron, de Servius sur Virgile, de Porphyrion sur Horace, deProclus sur Euclide. Mais, en général, les notes des anciens commentateurs sont transcrites à la marge de nos textes, où elles ont été copiées par quelque scholiaste anonyme qui a compilé les travaux de ses prédécesseurs et ne mentionne que rarement leurs noms. Il faut ajouter que beaucoup de scholies sont de date postérieure au manuscrit où elles figurent et qu'elles appartiennent souvent à différentes mains.
Un mot étranger ou insolite était appelé yXwoaa et l'explication de ce mot était dite ylôiaar\[L0Cy d'où nos termes de glose et de glossaire, hes gloses, généralement très concises, étaient écrites au-dessus des mots auxquels elles se rapportaient, ou bien tout à côté, dans la marge; il arriva par suite assez souvent que des copistes postérieurs confondirent les gloses avec le texte et y introduisirent ainsi des additions parasites que la critique moderne cherche à élaguer.