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V. BIBLIOTHÈQUES MODERNES

19. Les manuscrits découverts au cours du xiv* et du xv^ siècle restèrent quelquefois en la possession des monastères qui les détenaient depuis longtemps ; plus souvent, toutefois, ils furent vendus ou dérobés et formèrent des collections privées qui, à leur tour, furent dispersées par des ventes ou k'pTees à différentes universités et bibliothèques publiques.

Les principales collections d'anciens manuscrits se trouvent aujourd'hui dans les villes suivantes :

i° Italie. — A Florence, la Dlbtîotheca Laurentiana^ aliénant à l'église de San Lorenzo. Cette bibliothèque, ouverte eu J571, comprend notamment la bibliothèque publique de

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San Marco, fondée par Cosme de Médicis (1444), et la bibliothèque particulière de la famille Médicis. Elle s'accrut subséquemment de plus de 600 manuscrits latins provenant de la bibliothèque de Pierre Léopold. Les manuscrits de celte bibliothèque sont connus sous les noms de Codices Florentini^ Laurentiani, Meclicei, S. Marci^ Leopoldini Laurentiani,

A Rome, la Bibliotheca Vaticana^ fondée par le pape Nicolas V (1447-1455). Cette bibliothèque s'accrut de nombreuses collections de matiuscrits, par exemple en 1600, par un legs de Fulvio Orsini ; en 1623, par le pillage de la bibliothèque Palatine àHeidelberg(3560 manuscrits) ; en 1657, par l'incorporation de la bibliothèque d'Urbin. Les manuscrits du Vatican s'appellent Codices Vaticani (quelquefois jRomani), avec les désignations spéciales à'Ursiniani, Palalini, Ur binâtes, etc.

A Milan, la bibliothèque Ambrosienne [Codices Mediola^ nenses ou Ambrosiani).

A Venise, la bibliothèque annexée à l'église de Saint-Marc (Codices Veneti ou Marciani ou Veneti Marciani),

A Naples, la bibliothèque Bourbon [Borbonica),'Les manuscrits sont dits Codices Neapolitani ou Borbonici.

A Turin, la bibliotbèaue de l'Université [Codices Tauri^ nenses).

A Vérone, la bibliothèque de la cathédrale [Codices Veronenses).

2» France. — La plupart des manuscrits importants sont aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale de Paris, qui, après la Révolution de 1789, s'accrut par la spoliation des bibliothèques monastiques [Codices Sangermanenses, de Saint- Germain des Prés; Codices Coisliniani^ manuscrits de Goislin, évêque de Metz*, entrés en 1731 à \a bibliothèque de

1. Coislin tenait lui-même ces manuscrits du chancelier Séguier (Codices Seguitrani).

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