PRÉFACE. VII
s'agit naturellement des textes qu'on lit dans les classes, c'est-à-dire des chefs-d'œuvre sur lesquels se fondera toujours l'éducation vraiment libérale, et non pas de toute la littérature grecque et latine; mais nous ne pensons pas qu'aucun programme impose jamais aux élèves la lecture de V Histoire naturelle de Pline ou du Banquet des sophistes d'Athénée. — Ceux qui désirent s'initier rapidement aux autres parties de la science de l'antiquité peuvent recourir au premier volume de notre Manuel de philologie classique, ouvrage qui répond à d'autres besoins que le présent livre et ne s'adresse pas^seulement aux écoliers.
Cette adaptation a été faite trèsJ.ihrement,.aY,ecra}ir probation deJL GûF, qui a bien voulu d'ailleurs relire nos épreuves. On a corrigé, supprimé ou ajouté partout, où cela paraissait utile, et sans juger à propos d'en avertir le lecteur. Les illustrations ont été multipliées; nous les avons emprjintées de préférence aux grandes Ilistoires de M. Duruy et au Dictionnaire des antiquités de jL Saglio. A l'exemple de M. Gow, et plus rigoureusement encore que lui, nous avons écarté les indications bibliographiques, dont les écoliers n'ont que faire. L'auteur anglais a fait connaître, dans la préface du Companion, les principales sûii£ceâ où il a puisé; ce sont en__majorité des ouvrages allemands, destinés à l'enseignement supérieur, qu'il serait superflu de citer ici. Parmi les livres français, M. Gow a consulté le Manuel des Institutions romaines de M. Bouçhé-Leclercq QJlQ^roîrpuhlic romain^ dejl^ Wijlems; nous nous y sommes naturellement reporté à notFe tour; on ne sera donc pas surpris.de rencontrer, dans le chapitre
Yiii PRÉFACE.
relatif aux antiquités politiques de Rome, plusieurs expressions ou même des membres de phrase empruntés textuellement à ces auteurs.
Quelques personnes pourront s'étonner qu'après avoir écrit un gros manuel j'aie trouvé bon d'en adapter un petit, et que les travaux d'érudition où je suis engagé depuis dix ans m'aient laissé du goût et du loisir pour ce travail. Je répondrai d'abord qu'il faut bien se distraire un peu; puis, qu'il n'est pas sans charme de rendre service aux débutants; enfin, que les érudits de profession, explorateurs myopes de petits domaines, ont grand besoin de repasser quelquefois l'ABG de leur métier. C'est une très bonne manière de le repasser que de l'enseigner aux autres. Je déclare avoir beaucoup rappris en adaptant le Companion de M. Gow.
Saint-Germaîn, Musée des Antiquités Nationales, septembre 1889
J'ai introduit dans cette troisième édition diverses corrections qui m'ont été indiquées par M. l'abbé Paul Lejay. Je le prie d'agréer tous mes remerciements.
^ Juin 1890.
En préparant les nouvelles éditions de cet ouvrage, j'ai tenu compte ios résullats acquis à la science par les découvertes récentes faites en tréle et en Egypte.
S. R. Mai 1914.
TABLE DES MATIÈRES