Poètes grecs
P H«»MÈRE. — Il y a de très nombreux manuscrits (environ 200) comprenant à la fois ï Iliade et VOdyssée, ou l'un seulement de ces deux poèmes. La plupart sont accompagnés de scholies d'une vaieur très inégale, parfois intéressantes, le plus souvent puériles ou même ridicules. Dans l'ensemble, nos manuscrits représentent un texte anciennement établi ou vulgate^ que les érudits alexandrins soumirent à une critique plus ou moins heureuse; les observations faites à ce sujet, vers l80 av. J.-C, par Aristarque de Samothrace (voir plus haut, p. 25), nous ont été conservées en partie par les scholiastes postérieurs. Les manuscrits d'Homère ne sont pas très anciens, mais sont en général assez corrects. Une preuve de ce fait, c'est que nous possédons de V Iliade de nombreux fragments sur p^ipyrus qui remontent au i^"" siècle ay. J.-C, un manuscrit incomplet avec images, qui date du VI® siècle de notre ère [Arahrosianus] y et un palimpseste du vi^ ou du VII® siècle (au Musée Britannique, sous un texte syriaque) : or, ces très anciennes copies ne diffèrent sur aucun point important de nos m'anuscrits postérieurs, qui donnent seuls le texte complet des poèmes homériques. Peu de manuscrits d'Homère ont été eollationnés avec soin.
lisà meilleur manuscrit de Y Iliade est le Venelus A,