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MANUSCRITS DE VIRGILE

lu X*. Il y a aussi deux anciens fragments provenant, suivant jachmann, d'un même manuscrit, Tun à Gopeahague et 'autre à Vienne. Les manuscrits de Leyde appartinrent autreois au grand savant hollandais Isaac Vossius (1618-1688). 1 en existe beaucoup d'autres; l'éditeur anglais Munro en nentionne huit à Florence, six au Vatican, sept en Angleerre. Mais tous dérivent d'un manuscrit unique que le ;avant italien Poggio (le Pogge) acquit vers 1414 .dans juelque localité de l'Allemagne ou de la Suisse et qui a disjaru depuis. Le manuscrit perdu doit avoir été fort sem- Dlable au manuscrit A de Leyde. Le célèbre érudit allenand Lachmann a prouvé que tous nos manuscrits sans îxception dérivent d'un original perdu écrit en capitales effiées, comme le Mediceus de Virgile, où les mots n'étaient 3as séparés, mais où des points étaient placés à la fin des phrases dans le corps des vers. Cet original perdu, dont on i pu si ingénieusement restituer les caractères, était écrit à [•aison de 26 lignes à la page ; il est certain qu'il était iéchiré et mutilé en beaucoup d'endroits.

5° Virgile. — Les manuscrits de Virgile sont très com- QQuns et l'on en a collationné au moins 150. Quelques-uns l'entre eux comptent parmi les plus anciens manuscrits iatins que l'on connaisse. Les meilleurs sont le Vaticanus 3867 (iv« ou V® siècle), le Palatinus, également au Vatican (même époque), et le Mediceus ou Laurentianus qui porte, 1 la suite des ÉglogueSy la subscriptio d'Apronianus Asterius, consul en 494, qui avait donné une édition de Virgile. Tous ces manuscrits sont écrits en capitales II existe aussi [juelques fragments importants d'une date encore plus ancienne. On les connaît sous le noms de Schedœ Vaticanas (série de feuillets avec illustrations), Schedœ rescriptœ (palimpsestes) Sangallenses et Schedœ rescriptœ VerO" nefises. Après ces documents, le meilleur est le manuscrit Gudianus (à Wolfenbùttel), très bonne copie exécutée au

46 MANUSCRITS D'HORAGE, D'OVIDE.

IX® siècle. Un précieux secours pour la reconstitution à\ texte de Virgile, tel que le lisaient les Romains des premiers siècles, nous est fourni par les notes des anciens com^ mentateurs, dont le plus important est Servius, qui vivait ' vers 400 ap. J.-G.

6° Horace. — Les manuscrits d'Horace sont en très grand nombre; il y en a plusieurs en Angleterre, dont le savant Bentley s'est servi pour sa fameuse édition, plusieurs en Suisse, étudiés par Orelli, beaucoup d'autres en France et en Allemagne, qui ont été consultés par les éditeurs allemands Keller et Holder. Aucun d'eux ne paraît plus ancien que le IX® siècle, mais il y en a plusieurs qui remontent à ce siècle et au suivant. Le plus ancien est le Bernensis (B), écrit en Irlande, qui est incomptet. Le texte de plusieurs de ces manuscrits repose sur une édition d'Horace publiée pari Vettius Agorius Mavortius, qui fut consul à Rome en 527. Un autre manuscrit très ancien et contenant des leçons remarquables était un Blandinius (V, Vetiif^tissimus]^ qui fut vu et coUationné en partie par Gruquius à Blankenbergh près de Gand, mais qui périt dans un incendie avec d'autres mss en 1566. Le texte du Blandinius est surtout représenté aujourd'hui par le Gothanus (G), écrit en 1456. • 7<* Ovide. — Les Fastes d'Ovide nous ont été conservés dans de nombreux mss, dont le plus ancien, A {Petavianus^ ainsi nommé d'après G. Petau qui le possédait vers 1600), passe pour appartenir au viii® siècle. Le ms. B, du ix® siècle, est nommé Arundelianus; G, du ix^ou du x^ siècle, s'appelle Vossianus el se trouvait en 1697 à Windsor. L'éditeur allemand Merkel (1841) chercha vainement ces trois mss, qu'il connut seulement par les collations de N. Heinsius (1620- 1681). D etE à Munich et Gr à Gôttingue appartiennent au xii^ siècle. Le meilleur ms. des Héroïdes est le PuteanitSf écrit au ix^ ou au x® siècle et aujourd'hui à Paris; on le considère comme un des meilleurs mss classiques connus.

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