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MANUSCRITS DES COMIQUES LATINS

été découvert qu'en 1815. Cinq autres manuscrits, Vêtus (B, à Rome), Decurtatus (c'est-à-dire « abrégé », G, àHeidelberg), Vaticanus (D), Ambrosianus (E) et Britannicus (J, au Mu5ée Britannique), sont tous du xi^ou du xii^ siècle et dérivent d'une même « édition » de Plante, procurée par quelque ancien grammairien. Ils contiennent de 8 à 20 comédies. D'autres manuscrits, appartenant au xv^ siècle, sont pour la plupart des copies du manuscrit D.

2® TÉRENCE. — Les manuscrits de Térence sont fort nombreux ; le plus ancien est le Bembinus^ qui appartint au fameux cardinal Bembo (1470-1547) et se trouve aujourd'hui au Vatican. Écrit au v^ siècle, il est mutilé au début; les vers 1-785 de VAndrienney font défaut. Une édition ancienne de Térence, due à un grammairien romain nommé Galliopius, est la source de tous les autres manuscrits.

S^ Catulle*. — Les manuscrits de cet auteur contiennent généralement quelques autres poésies, comme celles de Tibulle, de Perse et d'Ovide. Ils appartiennent tous à une époque récente. Les critiques pensent qu'excepté pour un seul poème, le 62®, tous nos textes de Catulle dérivent d'un manuscrit unique, qui, retrouvé à, Vérone au commencement du xiv^ siècle, a complètement disparu depuis. Les trois principaux représentants de cet original perdu sont le manuscrit de Paris dit Gerntanensis (Gr), copié sur l'original en 1375, le manuscrit d'Oxford (G) et un manuscrit récemment signalé au Vatican (R). On pense que le Veronensis peut avoir été écrit vers 900. Le 62^ poème figure dans un manuscrit de Paris (Thuaneus^ de la bibliothèque de J.-A. deThou), qui contient une anthologie latine et a été écrit vers 900.

4<> Lucrèce. — Les deux manuscrits les plus importants >ont à Leyde; on les désigne par les lettres A et B. Le premier est un in-folio du ix® siècle, le second un in-quarto

1. Des extraits de Catulle sont expliqués dans les écoles anglaises. {Note de M. Gow.) Il serait à désirer qu'il en fût de même dans les nôtres.

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