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ALPHABET GREC

Grèce à la Pliénicie, il faut se rappeler, d'ailleurs, que les Phéniciens avaient de nombreux établissements en Grèce, particulièrement dans les îles de la mer Egée.

Les traditions grecques attribuent à différents personnages, tels que Palamède, neveu d'Agamemnon, et Simonide de Géos, le célèbre poète, une part dans la formation de l'alphabet grec. .

Elles attestent cependant, d'accord avec Hérodote (V. 58-59), que seize lettres, c'est-à-dire la plus grande partie de l'alphabet, avaient été introduites en Grèce par Gadmus, un Phénicien qui s'était établi en Béotie. Le nom de Cadmiis paraît être identique au phénicien Qadmi, signifiant « un homme de l'Orient » ; Gadmus ne serait ainsi que la personnification ou l'ancêtre mythique d'immigrants phéniciens que l'on appelait KaofjLT^Voi.

L'alphabet phénicien se modifia sur le sol de la G^^èce,

notamment par l'invention des voyelles. Hérodote dit avoir

vu à Thèbes des inscriptions écrites en lettres cadméennes,

.Kao[jt,-/,Va ypa[ji,[jt.aTa, et il ajoute que la plupart d'entre elles

ressemblaient aux lettres ioniennes.

Les noms des lettres grecques àXcpa, [B-^xa, etc., n'ont pas de signification dans la langue grecque, mais, comme nous leverrons plus loin, elles en ont une dans les langues sémitiques, telles que le phénicien et l'hébreu.

Quant à l'origine de l'alphabet phénicien, on l'a cherchée d'abord dans l'écriture égyptienne dite hiératique, forme abrégée et cursive des hiéroglyphes. Plus récemment, on a allégué l'infiuence qu'auraient exercée sur l'écriture phénicienne des hiéroglyphes particuliers en usage chez un ancien peuple de la Syrie, les Hittites, et surtout une écriture non encore déchiffrée, employée en Grète vers 1500 avant J. -G. , dont on a découvert, depuis 1894, plusieurs milliers de spécimens gravés sur argile.

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