‹ MinervaChapitre 80 sur 294 · PRONONCIATION DU LATIN · texte numérisé non relu

PRONONCIATION DU LATIN

françaises. M. Bréal a résumé comme il suit les caractères par où elle se distingue de la prononciation des anciens Romains* :

« La voyelle u se prononçait oi*, tandis que Yy représen- ^' tait le son de Vu français. Le g se prononçait généralement " dur, comme dans le ïr^nqdiis guerre^ guirlande.ll en étdiïl de môme du c : cerasus se prononçait kérasous et Caesar était articulé Kaïsar. Il y avait pourtant un cas où le c prenait un son sifflant ; c'est quand il était suivi d'un ^, suivi lui-même d'une voyelle : Lucius,patricius-.

« Le t suivi d'un i, suivi lui-même d'une voyelle, avait pareillement pris un son sifflant : justitia, ratio. De là, à partir d'une certaine époque, de fréquentes confusions entre le c et le ^ dans cette position. Il faut écrire par un t les mots otium, pretium^ nunliuSy contîo, indutise^ fetialis. D'autre part, ilfaiit écrire par un c les mots dicio, condiciOy tribunidus. Cette confusion du tel duc, qui s'est maintenue jusqu'à nos jours, est cause que nous écrivons en français condition et, d'autre part, négociant^ précieux. »

L'accent latin était moins musical que l'accent grec et se rapprochait de l'accent d'intensité des langues modernes, comme l'anglais et l'allemand.

1. Biéal et Person, Grammaire latine élémentaire, p. 3. (Hachette, éditeur.)

2. D'autres savants pensent que l'on prononçait LukiuSj patrikius à l'époque classique.

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