RÉFORMES DE SOLON
vait être réalisée sans entraîner de grosses pertes d'argent pour quelques citoyens, mais il paraît que Solon l'exécuta avec beaucoup de prudence. Une partie de la réforme consista dans une refonte des monnaies : la même quantité d'argent qui fournissait autrefois la frappe de 73 drachmes en donna désormais 100. Gela revient à dire que Solon adopta l'étalon euboïque au lieu de celui d'Égine (cf. p. 87). Des débiteurs qui avaient quelques ressources pouvaient ainsi s'acquitter en gagnant 27 pour 100 sur le capital de leurs dettes. Nous ne savons pas quelles mesures furent prises en faveur de ceux qui n'avaient rien et si leurs dettes furent purement et simplement abolies. En tous les cas, les créanciers riches, frustrés d'un côté par l'annulation de quelques créances, trouvèrent d'autre part une compensation dans la plus-value de l'argent qu'ils possédaient. A la suite de celte cretaâxesta, Solon fut autorisé plus tard (vers 570) à continuer ses réformes et à reviser toute la constitution athénienne, ainsi que le code des lois de Dracon. Son œuvre fut modifiée dans la suite, mais ne fut jamais entièrement abrogée. En voici les principaux traits. 1" Solon commença par diviser les citoyens en quatre
classes, les irsvTaxofftoiJiéôtp.vot, les Ir.r.eXq^ leS ^suycrat et les 0?iTeç.
L'objet de cette division était de donner aux citoyens une importance politique en rapport avec leur position de fortune ; elle compensait donc, jusqu'à un certain point, la spoliation des riches opérée par la aeiCTa/Octa.
Les TnevTaxofftopiéôtiJLvot étaient ceux qui possédaient un revenu annuel équivalent au moins à 500 médimnes de blé, à 500 métrètes d'huile ou de vin, ou à 500 drachmes d'argent. Le capital imposable des ii:£VTaxo(7topiéôt!ji.vot était estimé à 12 fois leur revenu annuel.
Les îTiTceï; ou chevaliers possédaient un revenu annuel d'au moins 300 médimnes ou métrètes ou drachmes d'argent. Leur capital était estimé à 10 fois leur revenu annuel.
Les 2;euyïTat possédai 6111 un revenu annuel de 200 médimnes