LUTTES ENTRE LES CLASSES
qui n'étaient pas archontes étaient nommés èfé-zai (c'est-à-din? ÈTci ToTç exatç, chefs des compagnons, du clan)^ et formaient, sous la présidence du paoïXeûç, une cour de justice qui connaissait des causes d'homicide.
En vue de la taxation, chaque tribu était divisée en trois Irittyes (xpcTTueç) qui sont peut-être identiques aux phratries, et chaque trittye en quatre naucraries (vauxpap{at)i, présidées chacune par un Tcpû-caviç xwv vawpàpwv qui recueillait les contributions et levait les soldats dans chaque naucrarie. La comptabilité des uputâveiç paraît avoir été conduite par les v.wlaY.pk'îca.
Toutes les mao^istralures furent d'abord, àce qu'il semble, rés.eryées aux Eupatrides ; c'est seulement après l'époque de Solon (585 av. J.-C), qu'à la suite de luttes sérieuses entre les Eupatrides, les rewpyol et les Ar\\iio\jp^oi, on convint de choisir parmi les archontes annuels trois Tetùpyoi et deux A7][ji[oupYot,
GQsluttes entre les classes, dont le détail nous est inconnu, eurent encore pour~èlet la rédaction et la publicationjies lois . Jusqu'à l'archontat de DràLCQn7624), qui en fit connaître le recueil, elles s'étaient transmises par tradition orale dans la phratrie des Eupatrides, qui semblent avoir abusé de ce privilège dans leur intérêt. Les reformes introduites par Solon prouvent qu'il ejcistait alors un grand nombre de débiteurs insolvables, devenus plus ou moins les esclaves de leurs créanciers, lesquels étaient, en grande partie du moins, des Eupatrides.
49. Réformes de Solon. — Solon, fils d'Exékestidès, Eupatride lui-même, fut nommé archonte en 594. Il s'éiait déjà fait connaître honorablement comme soldat et comme poète; Son archontat fut signalé par la* fameuse ffetadcxôeta ou «abolition des dettes », mesure exceptionnelle par laquelle il exonéra les débiteurs insolvables. Une pareille réforme ne pou-
1. Les trilthie^ et les naucraries sont a'iléiieures à Solon.