‹ Mines de nickel, cuivre et platine du district de Sudbury (Canada) [microforme]Chapitre 2 sur 4 · PONT · texte numérisé non relu

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les principales Mines

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les Gites appartenant à la Cana-

À COURTIER Paris

Dans la carte que nous donnons du district de Sudbury, nous montrons les possessions de la principale Société, la « Canadian Copper @ », au capital de 2 500 000 dollars. Deux autres Sociétés, la « Dominion © » &t « H. Vivian and C », de Swansea, viennent ensuite, k

La « Canadian Copper (© », la première en date, a dépensé beaucoup d'argent pour l'étude géologique et pratique du district de Sudbury ; elle avait donc le choix des meilleures places ; il est de fait qu’elle possède les meilleures mines actuellement connues ;

ce fut aussi l'opinion de la commission officielle déléguée pour visiter le district en octobre 1890, exprimée nettement dans son rapport au gouvernement des États-Unis. Cette Compagnie possède quatre centres principaux d'exploitation :

19 Copper Cliff Mine ;

90 Evans Mine ;

3° Stobie Mine ;

4° Deposition Creighton Township.

La mine de Copper Cliff fut ouverte en 1886 ; on l’a reliée par un embranchement de grande section et de 4 600 m avec le chemin de fer « Canadian Pacific » ; on a foncé un puits incliné dans le gite, on a ouvert cinq niveaux et l’on arrive à un sixième; le puits a 200 m de longueur. On avait extrait au moment de mon passage plus de 50 000 £ de minerai; on extrait et concasse 180 4 par jour. Le gisement ne varie pas de richesse et de nature. La teneur en nickel varie de 2 à 15 0/0, et celle du cuivre de 0 à 30 0/0; en moyenne, on obtient à 0/0 de cuivre et 3 de nickel.

L'installation comprend une machine d'extraction à vapeur; un broyeur Blake n° ÿ, pouvant concasser 400 { de minerai en vingtquatre heures, une pompe à vapeur et son réservoir pour la comvression de l’air actionnant les machines à percer, un petitatelier d'ajustage, deux chaudières de 80 chevaux de force l’une, une machine d'épuisement, etc. Les ouvriers, des Scandinaves en grand nombre, sont logés dans quarante maisons de bois confortables, ainsi que les employés. Le minerai est tiré, concassé, classé en morceaux d’égale grosseur, tout en descendant naturellement dans les wagons de la Compagnie; ceux-ci circulent sur un viaduc en bois élevé de 5 m, de 1 600 m de longueur, aboutissant à la fonderie ; le long de ce chemin de fer on a nivelé le sol sur une longueur de 680 m et une largeur de 25 à 50 m; on déverse les wagons sur cette aire où se fait le grillage. La surface du sol a été damée avec de l'argile mêlée de graviers, etdes canaux sont ménagés pour l'écoulement des eaux pluviales.

Les tas de minerai contiennent de 400 à 600 #; à la base, un lit de minerai fin de 0,20 m d'épaisseur, puis un lit de bois de 0,50 m de hauteur, dans lequel des cheminées sont ménagées pour l’arrivée de l'air; ce bois est du pin bien sec, provenant des forêts flambées qui couvrent le pays. On recouvre le tout de minerai brut que les wagons viennent déverser le long des tas et qu’on reprend à la brouette ; le lit de minerai a 0,60 m de hauteur, il est recou-

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vert de minerai menu qui modère le tirage. On met alors le feu aux bois inférieurs ; le soufre du minerai ne tarde pas à s’enflammer, remplissant l'atmosphère d’une fumée d'acide sulfureux des plus désagréables et des plus nuisibles à la végétation, le fer brüie en même temps. La durée de la combustion est de quatre à sept semaines, suivant les teneurs en soufre et en fer. Les minerais de Copper Cliff ont donné sur 139 1 :

Cuivre . . . . . . 4,80 5,01 D,47

Nickel. =..:.; 4" 5,89 »,31 5,09

Une analyse moyenne sur 90 { de minerai a donné : SOUTÉ 4.4 us ds ve 067 Cuivre. . . . . . . . 19,610 Polos ke 47 29220 Nickel. . . . . . .… 9,120 Protoxyde de fer . . . 0,22 CHAUR à de 4 Mt te 4,84

Magnésie. . . . . . . 2,61 } gangue 29,56 0/0.

AUTO .2 due ue à 2,63 Silice , . . . . + « + 13,06 101,027

Que l’on peut écrire approximativement :

Chalcopyrite (Gu FeS$) . . . . . . . . . 36,49 Nickel et pyrite de fer (NiFe’S?) . . . . . 36,18 Ganges né his & sé 4. ‘28590

+ l'outes les exploitations de la Compagnie doivent envoyer leurs produits dans ce point qui peut facilement porter à 360 000 & par an sa capacité de grillage. Le minerai grillé est chargé sur une voie au niveau du sol et parallèle à la voie surélevée qui amène les minerais crus ; cette seconde voie aboutit à la fonderie. On ‘voit que le plan général est bien conçu pour arriver au minimum de manutention possible.

En dehors du centre de Copper Cliff et à 2500 m au sud-ouest, se montre une colline ferrugineuse dans laquelle une sonde à diamant était à 60 m au moment de mon passage, sans étre sortie du minerai ; un puits d'environ 30 m de profondeur était foncé;

et, sauf quelques alternances de diorite, il était toujours en plein minerai.

L'installation mécanique est parfaite et analogue à celle décrite ci-dessus, mais ius puissante ; quatre chaudières de 220 chevaux alimentent les machines, un embranchement de 800 m se reliant à la grande ligne permet d'amener les minerais au champ de grillage dont nous avons parlé.

Une troisième exploitation est établie à Stobie Mine, à 5 1/2 km au nord de Sudbury, près d’un embranchement du « Canadiän Pacific », qui dessert cette mine et celle de Zlisard, éloignée de 400 m. Les travaux ont commencé en 1887 : c’est aujourd’hui une exploitation en carriere des plus faciles, dans laquelle on abat le minerai, qui forme ici une colline, sur une longueur de 100 m et une hauteur de 15 m; la limite où s'arrête le minerai n’est pas encore atteinte, on y fait en ce moment 100 { par jour. Il y a un concasseur Blake de 400 £ par jour de puissance, des machines à comprimer l'air et à percer les coups de mine.

Comme richesse moyenne, l’ordre est le suivant : 1° Copper Cliff Mine ; 2% Evans Mine ; 3° Stobie Mine.

Le mélange convenable des trois minerais, après leur grillage, donne une fusion facile sans addition d’aucun flux, ce qui présente un gran avantage.

La même Compagnie possède les mines de Creighton, qui sont situées à 8 km environ de la station de Noughton, dans une contrée très difficile d'acces ; le gisement, qui est des plus importants, semble former une série de collines de 120 m de hauteur, s'étendant sur une surface horizontale de 2500 m dans un sens, sur 1 000 m dans l’autre. Il y a là pour l'avenir une réserve de minerai qui semble considérable.

Les minerais des trois mines en exploitation, apres grillage, sont chargés dans les fours à fondre, suivant une proportion établie par les chargeurs, qui reconnaissent facilement à l'aspect les proportions qu’il faut donner pour obtenir une bonne fusion et une matte de composition convenable et donnée par l'Ingénieur.

Les fours de fusion sont du type Water Jacket, brevetés par M. Herreshoff : ils ont une section elliptique de 2 m sur 1 m aux tuyères, qui va en augmentant jusqu’au gueulard débouchant à 3 m de hauteur, La double enveloppe est en tôle d’acier avec un vide de 0,05 m; le fond est une plaque de fonte protégée par une rangée de briques réfractaires. Le tout est supporté par quatre colonnettes en fer. Un dôme léger en tôle d’acier, garni de bri-

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ques intérieurement, recouvre le fourneau ; c’est sur l’un des côtés de ce dôme, au même niveau que la provision de matières premières, que se trouve la porte de chargement. Une chambre à poussière réunit le dôme à la cheminée. L’avant-creuset est composé d’une double enveloppe de fonte, avec vide intermédiaire de 0,15 m ; il est porté par quatre roues, afin qu’on puisse aisément le changer pour les réparations : une ouverture carrée, sur l’un des côtés, garnie d’argile réfractaire, correspond comme niveau à une ouverture identique dans le fourneau ; c’est par là que la matte et les scories passent du fourneau dans l’avantcreuset. Le vent, lancé par des ventilateurs, arrive dans le fourneau par onze tuyères et sous la pression de 0,04 cm de mercure environ. Le personnel d’un four à fondre comprend : deux mécaniciens, deux fondeurs et six hommes pour les charges, l’enlèvement des scories et des mattes.

La charge se compose de 900 à 1000 kg de minerai et coke, mélés dans la proportion de 8 de minerai pour 1 de coke, et l’on fond de 120 à 150 t par vingt-quatre heures. Le laitier coule constamment dans des pots en fonte et sur roues ; quant à la coulée de la matte, elle se fait à la manière ordinaire. Le minerai chargé contient encore habituellement 7 à 10 0/0 de soufre et son fer est oxydé ; quant à la matte, sa composition varie dans d’assez larges mesures suivant la proportion de minerais des diverses mines qu’on emploie. Voici des analyses de mattes qui fixeront les idées ; elles sont faites dans un laboratoire admirablement organisé par un chimiste en chef et deux aides ; le nickel et le cuivre sont dosés électrolytiquement :

CuUINPS: 5.58 dément 2 ac 20010 Nickel. 2 5 Gest ee ua el “44440 POP ER LS ER Ge as is de 1200 Soufrée. 4 4 + 4 44 4 41 + 26,900 CODÉE NSoRn E Ne Péra 0,935 SCO GE SUD dE M DS 0,955

Le chef du laboratoire est M. Sperry, chimiste de la Compagnie et découvreur du minerai de platine arsénié ; il m’a communiqué

AG

les essais suivants dont chacun correspond à la moyenne de 100 & de minerai fondu :

Cuivre. . 21 » 29 8 22,30 20,68 20,71 20 » 21 » Nickel, . 17,18 17,10 17,46 18,03 17,91 16,68 17,18 Cuivre. . 19,54 20,22 97,12 24,20 Nickel. . 17,72 19,54 17,73 18,54

On voit que les relations du cuivre et du nickel sont très variables. Depuis mon passage on s’est appliqué, par un choix et un mélange plus judicieux des minerais, à obtenir des teneurs plus régulières et surtout à faire dominer le nickel pour les besoins de la métallurgie définitive ; on est heureusement arrivé à ce but et les mattes actuelles titrent, pour le courant du mois de février :

Cuivre. . . . . . . . 16,9% 16,95 17,84 Nickel: "se sus M0 407 24247 993,45 Les scories de four de fusion fournissent :

SHC Sue et He Gé es ci 0 Oxvderlé- ter 4% Joe we ix LAS ChanLs- 5 Le tee dE 4,00 AUTOS 2 Soeur ua MAO 5 SOUPE" 2H at + LS 2 »

NORGE SR D Sr teurs 0,4 Cuivre” 2 LR nm hu +, Na 0,40 MAbnOS iQ a aies A à 2,00

On peut se rendre compte des prix de revient en s'appuyant sur les éléments suivants :

Bois sec de pin, 2,50 f le mètre cube;

Minerai rendu au grillage, 10 f la tonne;

Le coke à 10 0/0 de cendre, 34 f la tonne ;

Main-d’œuvre, de 7 à 12 f par jour.

Les mattes sont expédiées pour le moment dans les raffineries d'Europe ou des États-Unis. On élève une raffinerie à Pittsburgh, d’après la méthode du D' Emmons, qui tient son procédé secret. La « Canadian Copper C », propriétaire des mines susdites, élève aussi une raffinerie aux États-Unis suivant un de mes brevets qu’elle a acheté; cette usine, destinée à passer toute la pro-

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