‹ Minnie BrandonChapitre 33 sur 68 · Des gâteaux · texte numérisé non relu

Des gâteaux

MINN1E BRANDON

— Arrivez, fillelles, j’ai les cakes!

Jane se hâte, tombe, se laisse relever, gaver de friandises; puis, multiforme, obscure, la dame élégante continue d’être à la petite, trop à la petite. Minn rêve, jalouse.

Peu à peu, cependant, le baby ne tient plus la corde, malgré la ressemblance. Elle existe, soit! la dame le répète, mais d’une voix qui chute, s’éloigne, en écho presque indifférent. . .

Minn est donc quelque chose? mieux que la fleur du paysage urbain, mieux que l’oisillon ordinaire des villes?

Et une quinzaine fuit, le ciel reste cobalt : Jane refait des gâteaux de sable, les renverse; et Minn contre la dame, Minn en pelote, Minn chaude d’être choyée, Minn, bienheureuse pour finir, Minn écoule une histoire.

Drôle d’histoire !

Il y est question d’une very y un g , pretly ,

fair princess qui, pauvre, très pauvre, fut aimée d’un prince à fortune, large d’épaules, massif, les moustaches et les cheveux gris...

— Ma pêche...

— What?-

— Que diriez-vous d’une visite au musée de cire, d’une visite chez Mme Tussaud, un de ces jours?

Minn frémit d’aise.

— La reine y est magnifique, avec sa couronne, ses bijoux, son écharpe.

— Oh! madame.

— Convenu! Seulement... seulement, hein? ni papa, ni mamma dans la confidence : ils refuseraient peut-être.

— Oui.

— Avez-vous une toilette neuve?

— Je possède.

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