ACTE TROISIÈME 12Û
MIQUETTK
Moi? Qu'est-ce qu'il a dit?
LE MARQUIS
Il s'est permis de dire que vous n'étiez pas ma maîtresse!
MIQUETTK.
Eh bien, c'est vrai I
LE MARQUIS
Oui, c'est vrai, mais ce n'est que plus mal élevé d'oser ma le dire... Aussi, je l'ai traité... Je suis furieux, furieux. .
Pourquoi ?
LE MARQUIS
Eh bien, parce que, jusqu'à présent, je me disais : tr>ut Paris croit que... enfin que Miquette m'appelle Aldebert !... Eh bien, pas du tout... je me trompais... je suis furieux.
Que vous êtes méchant. Vous savez bien que j'ai pour vous beaucoup d'amitié, beaucoup.
LE MARQUIS
Oui, c'est bien ce qui m'embête I Je suis ridicule. Si vous me laissiez au moins un petit espoir.
Mais je vous en laisse un, mon ami, aussi petit que vous voudrez.
LE MARQUIS
Vrai?
MIQUETTK.
Mais oui, seulement, il faut que vous fassiez des excuses à Lahiiel.
LE MARQUIS
Jamais!
Je vous en prie...
Avec plaisir.
Ah I Et puis, j'ai à vous parler d'autre chose.
LE MARQUIS
Quoi?
Vous ne serez pas ici demain, n'est-ce pas?
LE MARQUIS
Mais si.
Non! Demain, il faut que vous soyez à Château- Thierry.
LE MARQUIS
Ah!
Il le faut.
LE MARQUIS
Vous savez donc?
Oui.
LE MARQUIS
Gomment?
Par Mongrébin, qui nous a annoncé ce qui se pas» sait là-bas demain.