ACTE TROISIÈME
LE MARQUIS
Mais je n'ai pas besoin d'assister à cette cérémonie J'ai télégraphié ce matin à mon neveu qu'on se passe de moi au contrat, que j'étais retenu ici par des rhu matismes très urgents.
MIQUETTB.
Elle est jolie, votre excuse.
le marquis.
C'est une excuse... EnQn, mon parti est pris, je n'irai pas.
SiJ
Non!
LE MARQUIS
Si!
MIQUETTB.
Pourq
uoi?
LE MARQUIS
Parce
que je
le
veux.
Mais...
LE MARQUIS
Je vous en prie.
LE MARQUIS
Avec plaisir.
Merci. Et, maintenant, allez chez Lahirel.
LE MARQUIS
J'y vais... (il prend ion chapeau et remonte.) Ah! Mi-
132 MIoUETTE ET SA MÈRE
quette, si je rencontrais un sage, savez-vous ce qu'il me dirait, ce sage ?
Non!
LE MARQUIS
Il me dirait : renonce à cette petite, vieil imbécile l Mais alors, moi, je lui flanquerais une paire de calottes, à ce sage, et il ne dirait plus rien du tout. Au revoir.
Au revoir, (il sort. Miquette va au meuble où sont les lettres de Brion, les tire du tiroir, puis s'approche du bouquet
et le respire longtemps.) Toi, tu es un brave bouquet... ce n'est pas toi qui courrais après la fille d'un raffineur. . Tu ne ferais pas ça, toi .. Tu es un brave bouquet!...
Elle embrasse les fleurs.