ACTE TA01S1ÈIIE
UONCH.VBLOS.
Le comptai le do Loin tier. qui sort du Conservaluire, comme beaucoup de comptables d'ailleurs Etait-il mauvais d.iUR Tartufe, l'animal! Et je Sais par lui que vous n'obtiendrez aucun délai.
MIQUETTH.
Mais alors, je devons folle, moi, qu'est-ce qu'il faut faire ?
MONCIIABLON.
Je te connais... Tu n'iras pas demander de l'argent à ton jeune houi.i e. n'e-t-ce pas?
MIQUKTTK.
Oh! non, pas ça, pas ça, tout plutôt que ça !
MONCUABLoN.
Alors, tu vois bien que ce n'est pas le moment de quitter le théâtre. Crois-moi, ma iille, il faut cieuser un fossé, bousculer ta vie, ne plus regarder en arrière... la coupure franche, comme on dit chez nous.
MIQUKTTE.
Oui... oui... C'est vrai... C'est vrai... M. Miquette. Oh ! non jamais!
MONCH A BL.0N", il la prend dans ses bras.
Ne pleure pas, je t'en prie, ne pleure pas. Dire que c'est moi qui te fais cette peine... A toi. mon oeuvre, ma chère | etite œuvre, ma plus belle création... la seule... Pleure pas .. faut pas pleurer à la ville... Tout ça pissera!... tout passe.. Je sais bb n : quand on est malheureux, on s'imagine qu'on a des chagrins tout neufs que personne n'a jamaiseus, et que la vie les a faits ex prés pjiir vous. C'est pas vrai. Les chagrins, vois-tu, c'est toujours des repri-
liG MIQUETTE ET SA MERE
ses... Allons, tu m'as compris, tu me pardonnes? Embrasse-moi, alors.
Merci, mon vieux.
Elle lui serre la main et lui fait signe de sortir. Montchablon soit.