ACTE TROISIÈME
LE MARQUIS
Vrai ?... M:iis alors... Oh ! que je suis heureux ! Je suis trop heureux ! Vous m'avez appelé Aldeberl! si gentiment, si simplement, comme ci, tout de suite, au hout de six mois. Ah! oui, je suis content ! Que je suis content! Je vais pouvoir vous aimer, vous adorer, vous couvrir de ferles, d'automobiles et de petits hôtels... Vous m'avez appelé Aldebert ! Je suis lier, je suis heureux... Et vous aussi, ma petite Miquette, vous aussi ?
Il lui prend les deux mains et l'attire près de lui. MIQUETTE, détournant les yeux.
Oui...
Oui?
LE MARQUIS, avec force.
MIQUETTE, faiblement.
Oui...
Elle se contracte, éclate en sanglots et tombe sur son épaule.
LE MARQUIS
Miquette I
Il se détache krutqueaeat d'elle.
LE MARQUIS
Allons ! ça n'est pas très joli, ce que j'allais faire-là!
(Miquette le regarde avec étonneraient. J Miquette, je VOUS
demande pardon.
Pardon î
LE MARQUIS
Je vous demande pardon d'être une vieille bète...
MIQUETTE, gentiment.
Oh! non 1 pas vieille t
LE MARQUIS
Oui... enfin une fichue l.èle... Sx moisi J'ai été six mois av..nt de comprendre comment je vous aimais... Seulement voilà, je me croyais un monsieur chic, un joyeux viveur, un ancien préfet de l'Euipire: enfin un vieux farceur... Et ce n'était pas vrai .. je m'en aperçois en rougissant, je suis un brave homme — ne le dites pas. — Et c'est vjus qui me forcez à l'avouer. Vous en faites de belles ! Sacrée petite femme, va...
MIQUETTE, ti es émue.
Mon ami...
LE MARQUIS
Dire que je ne coaiprends ça que depuis tout à l'heure, depuis que j'ai vu dans vos yeux...
Ce que je pensais?
LE MARQUIS
Non, ce que je pensais, moi.
Eh bien, moi, j'ai su tout de suite comment je vous aimais. Ainsi, quand vous étiez simplement hon avec moi, je ui* il;«:iîs; qu'il est (j-nlilî El puis, quand
vous fai-i-z I i cour, j'ét . is gen«ta et je pensais:
qu'il c-l eiub'linl! Voilà, je suis plus maligne quo