ACTE TROISIÈME
toujours. Il faut une petite lumière... celle que j'ai trouvée tout à l'heure au fond de ces yeux-là.
Embrassez-moi...
LE MARQUIS
De tout mon cœur I
Il l'embrasse.
LE MARQOIS.
Et maintenant?
Quoi?
LE MARQUIS
Ç i n'est pourtant pas pour nous apercevoir de tout cela que vous m'avez reçu?
MIQU .TTB.
Hélas non !
LE MARQUIS
Alors, pourquoi?
C'était pour des choses que je voulais vous dire... Mais maintenant je... je ne sais plus... je ne peux plus...
LE MARQUIS
J'exige, moi, que vous me les disiez. Voyons, vous ne serez pas assez méchante pour me cacher vos peines. C'est un ennui?
oui.
LE MARQUIS
Foui une femme, pour toutes les femmes, depuis
loi MI GUETTE ET SA MÈRE
qu'il y a des hommes, il n'y ■ que deux sortes d'ennuis: les ennuis d'aryent... Ce n'est pas ça?
MIQUETTE, bas.
Si.
LE MARQUIS
Ce n'est que ça! Ouf! Votre couturière?
Non... j'ai été entraînée... figurez-vous, j'ai joué à la Bourse... J'ai perJu. Je dois quarante mille francs à M. Lourtier. G est abominable
LE MAHQUIS
C'est délicieux! Et vous avez joliment bien fait, puisque ça vous amusait. Ça vous a amusée ?
MIQUKTTE.
Oh 1 pas beaucoup.
Mais alors, pourquoi?
Il vaut mieux vous le dire... Ce n'est pas moi, mon ami... c'est maman. Oh 1 dans une bonne intention.
LE MARQUIS
Votre mère! Ça ne m'étonne pasl Elle est charmante, celte femme-là, dépensière, frivole, coquette. Elle a toutes les qualités qui vous manquent
Oh ! maintenant, elle sera raisonnable !
LE MARQUIS
Tant pis !
Alors, vous voudrez hien, vous serez assez bon pour nous prêter...