‹ Miquette et sa mere, comédie en trois actesChapitre 129 sur 138 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE MARQUIS

Comment! J'ai eu tort?

Oui, parce que, ce que Lahirel croit, il a le droit de le croire, et tout le monde a le droit de le croire. Et, si ce n'était pas à votre sujet, ce serait au sujet d'un autre, de dix autres. Je ne peux ni m'en étonner, ni m'en fâcher. Et voilà pourquoi je ne peux pas épouser Urbain. Vous le savez maintenant...

LE MARQUIS, exaspéré.

Je ne sais qu'une chose, c'est qu'un homme comme moi ne plie pas devant l'opinion publique, c'est-àdire devant l'opinion de vingt-cinq imbéciles! Et même, cette fois-ci, il n'y en a que vingt-quotre, puisque je n'en suis pas. Je m'en moque, de l'opinion publique.

Moi aussi, je m'en moquerais, s'il n'était question que de moi, mais il s'agit d'un homme supérieur, d'un caractère admirable, d'une nature d'élite.

LE MARQUIS, crovant qu'il l'agit de lai.

Oh! Je ne mérite pas...

Mais ce n'est pas de vous que je parle, c'est d'Urbain.

LE MARQUIS

Ah!

Voyez-vous Urbain dans une situation gênée?

LE MARQUIS

Oui.

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