‹ Miquette et sa mere, comédie en trois actesChapitre 130 sur 138 · MIQL'ETTE ET SA MÈRE · texte numérisé non relu

MIQL'ETTE ET SA MÈRE

MIQUETTB.

Pouvez-vous un instant concevoir Urbain ridicule?

LE MARQUIS

Oui. Très bien.

MIQUKTTB.

Et ce serait moi, moi, qui l'aime de toutes mes forces et de tout mon cœur, qui l'exposerais à la moquerie, à l'humiliation ? C'est à cause de moi qu'on l'appellerait : « Monsieur Miquette 1 » Non, non ! Jamais... Jamais!...

LE MARQUIS, furiau.

Eh bien, et moi ?

Vous?...

LE MARQU.S

Vous n'y pensez pas, à moi ! Vous êtes vraiment par trop égoïsteà la fin. J'ai besoin d'être heureux,, moi, c'est nécessaire à mon bonheur. Et j'ai besoin de vous. Je ne peux plus me passer de vous. Sacrebleu, je vous ai déjà perdue pour moi, je ne vous perdrai pas pour Urbain. J'en ai assez! Quand je veux une chose, elle arrive. Vous ne me connaissez pas !

Vous non plus, vous ne me connaissez pas. Je suis •jne femme d'une volonté stupéfiante !

LB MARQUIS

Oh 1 elle me prend mes mots! Et moi, je vous dis que vous épouserez Urbain.

MIQUETTB.

Je ne l'épouserai pas.

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