SCÈNE VIII MADAME GRANDIER, MONGRÉBIN
MONGRÉBIN, qui a accompagné les daines jusqu'à la porta.
Elles sont parties? Eh bien, madame Grandier, apprenez qu'outre M. et Madame Mercadier, il y
aura, nu dîner de jeudi, Mademoiselle Jeanne Mercadier, dix-huit r.ns, trois millions de dot. Tout porte à croire qu'elle sera assise à table à côté du comte Urbain. Je vous laisse le soin de conclure.
MADAME GRANDIER
Allons doncl Un mariage alors?
MONGRÉBIN.
Un projet, tout au moins.
MADAME GRANDIER
C'est curieux, le comte Urbain pnsse ici très souvent pour nous laisser ses commissions .. Je l'ai encore vu hier, et rien, dans son silence habituel, ne laissait deviner...
MONGRÉBIN.
Parbleu ! Il n'est au courant de rien,
MADAME GRANDIER
Pas possible I
MONGRÉBIN.
Il ne soupçonne même pas que son oncle veut le marier.
MADAME GRANDIKR.
C'est inouï ! Pourtant, s'il ne voulait pas?
MONGRÉBIN.
Mais, madame Grandier, est-ce que ce garçon-là est capable de vouloir quelque chose?
MADAME GRANDIER
C'est vrai que c'est tout le contraire de son oncle.
MONGRÉBIN.
Exactement.