ACTE DEUXIÈME G
Une dépêche ! Donnez !
Miquctte entre, prend la dépêche et la lit. PIERRE, regardant M quette.
Iku! Bien jeune! M. le marquis vieillit.
MIQUETTE, lisant.
« Malheureuse enfant. Ai marqué train du soir. Te maudis. Xe veux plus te revoir. Arriverai dix heures vingt. Viens me chercher à la gare. Ta mère ». Pauvre maman. Quelle heure est-il ?
PIERRE
.^Neuf heures et demie.
Un ûacre tout de suite, s'il vous plaît.
PIERRE
Bien, madame.
Il sort un instant.
C'est tout de même ruide ce que J'ai fait là. Mais je ne regrette rien! (i:i:e regarde autour d'elle.) C'est joli, ici. C'est grand genre. Il y a de beaux portraits. C'est sûrement dis ancè'.res, puisqu'ils sont déguisés.
PIERRE, rentrant.
• Le concierge a été chercher une voiture.
MIQUETTEtl
Bien!
PIERRE
Madame regarde nos portrajts de famille. Nous y tenons beaucoup. Madame n'a besoin de rien?...
Non.
PIERRE
Et le bébé ?
Le bébé? (Puia comprenant.) Ah!
PIERRE
" Oui, le ravissant bébé que madame portait hier soir... Un petit garçon ou une petite fille?
Je ne sais pas.
PIERRE
Comment?
MIQUETTE, découvrant la poupée.
Voilà.
PIERRE
Une poupée... Ah! qu'est-ce que c'est que cette femme-là? Madame a bien dormi?
Très bien, merci. Je n'ai pas fermé l'œil ! Je suit restée là, dans un fauteuil. Elle est jolie, cette chambre!
PIERRE
Madame a eu tort de ne pas se coucher. Le lit est très bon. C'est celui de M. le comte.
De M. le comte ?
PIERRE
Oui, de M. le comte Urbain.
Comment, c'est chez lui, ici?