‹ Miquette et sa mere, comédie en trois actesChapitre 82 sur 138 · MIUUETTE ET SA MÈRE · texte numérisé non relu

MIUUETTE ET SA MÈRE

MIQUETTB, l'interrompant.

C'est à moi. Taisez-vous, c'est à moi I

Elle déclame sur un ton à la fois enfantin et pompeux. C'est peu dédire aimer, Elvirc, je l'adore! Ma passion s'oppose à mon ressentiment. Dedans mon ennemi, je trouve... mon amant!

LE MARQUIS, soufflant.

Et je sens...

MIQUETTB.

Et je sens qu'en dépit de toute ma colère, Rodrigue, dans mon cœur, combat encor mon père. Il i'attaque, il le presse, il cède, il se défend, Tantôt fort, tantôt faible et tantôt triomphant. Et, dans ce dur combat de colère et de flamme Il déchire mon cœur sans partager mon âme!

Monchab'.on, le front dans ses mains, reste muet. MIQUETTE, tremblante.

Voilà.

LE MARQUIS

Voilà!

Monchablon relève la tète, se verse un verre d eau, se lève et relève lentement les meubles renversés, puis vient à Miquette et lui pose la main sur le front.

MONCHABLON.

Très curieux... tout à fait curieux, très remarquable, gros avenir.

MIQUETTE, folle de joie.

Vous trouvez?

MONCHABLON.

Seulement, ma petite, tu es une comique.

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