ACTE DEUXIÈME
LE MARQUIS
Alors, pas de regrets?
Oh! non, je ne suis plus une sentimentale maintenant, je suis une comique.
MONCHABLON, se levant.
Là, voilà le traité. Signe ici et ici. Tu répètes ce soir à huit heures pour le quart.
MADAME GRANDIER, qui vient d'entrer.
Comment, tu répètes! Au Théâtre-Français?
MONCHABLON.
Fi, madame. Votre progéniture fait partie de la tournée Monchablon.
MADAME GRANDIER, épouvantée.
Une tournée! Courir les routes comme des bohémiens!
Tu emmènes donc ta mère, petite?
MADAME GRANDIER
Si elle m'emmène !
C'est compris dans l'engagement.
MONCHABLON.
Jamais de la vie.
MADAME GRANDIER
Vous voulez me séparer de mon enfant?
MONCHABLON.
Tout ce que je peux faire, c'est de vous autoriser à la suivre à vos frai>.
MADAME GRANDIER
Mais, je n'ai pas les moyens!
LE MARQUIS
Je vous en prie, madame Grandier, je suis là.
MADAME GRANDIER
Monsieur le marquis, nous ne mangeons pas de ce pain-là...
LE MARQUI8.
Ces femmes sont d'une fierté insupportable t
Alors, quoi ?
Alors, je ne sais plus. Je ne peux pas partir
MONCHABLOX.
Ah ! trop tard, mon petit, tu as signé.
MADAME GRANDIER
C'est épouvantable.
LE MARQUIS
C'est très embêtant.
Tous s'asseoient. Madame Grandier furieuse, Miquette accablée et pleurant. Uo grand temps. Puis Monchabloa se lève, examine madame Grandier, tourne autour d elle. MONCHABLON.
Attendez, j'entrevois un moyen à l'horizon.
Lequel?
MONCHABLON.
Attendez donc. Mordiez un peu. (il fait signe à madame Graodier de s- l'vr <t de marcher. Kilo obéit, stupéfaite et terrine* ) Kxcell.nl pli ysiq u«i de théâtre, de la