‹ Miquette et sa mere, comédie en trois actesChapitre 97 sur 138 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MADAME GRANDIER, minaudant.

Ah ! ils sont si gentils I

LE MARQUIS

Oui, oui. Vos flirts! Et, comme j'en étais charge par Miquette, je leur ai fait des observations à votre sujet.

MADAME GRANDIER

Vous avez fait ça? Oh ! mais qu'est-ce que ces messieurs ont dû penser de vous et de moi ? Ils ont dû croire que vous étiez jaloux... que...

LE MARQUIS

Ne craignez rien, madame, mon premier mot a été celui-ci : j'aime madame Grandier comme ma mère.

MADAME GRANDIER, indignée.

Oh!

LE MARQUIS

Aussi, j'ai le droit de vous dire : madame Grandier, vous n'êtes plus du tout convenable, vous êtes une très honnêle femme, soit, mais vous vous tenez comme une petite follette. Vous minaudez, vous coquetez, vous envoyez votre photographie dans tous les sens avec des dédicaces languissantes. Vous écrivez onze lettres par jour, ma parole, vous me rappelez madame de Sévigné.

MADAME GRANDIER, très digne.

Ah! soyez poli !

Et ça n'est pas d'hier. A peine étions-nous partis? en tournée que ça a commencé. Vous faisiez la mignonne avec tous les chefs de gare !

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