‹ Miquette et sa mere, comédie en trois actesChapitre 98 sur 138 · M1QUETTE ET SA MÈRE · texte numérisé non relu

M1QUETTE ET SA MÈRE

MADAME GRANDIER

J'aime les chefs de gare, c'est une carrière si poétique !

LE MARQUIS

A Uarcassonne, vous acceptâtes de diner avec un ancien capitaine d'habillement, et c'est moi qui ai dû aller vous dégager. Ce gilantin m'a traité de muguet flétri. Je lui ai envoyé deux témoins, il leur a placé du vin, du vin imbuvable. Est-ce que vuus trouvez ça rigolo?

MADAME GRANDIER

Oh ! marquis, vous êtes sans pitié. Vous dites des choses., et je suis là, moi, seule, sans défense. Avezvous jamais vu une faible femme battue par la tempête?

LE MARQUIS

Non, madame, car je n'admets pas qu'on batte une femme, même avec une tempête.

MADAME GRANDIER

Ah ! vous m'avez fait beaucoup de peine, beaucoup!

LE MARQUIS

Allons, allons... vous serez sage, c'est promis?

MADAME GRANDIER, pleurnichant.

Oui, oui.

LE MARQUIS

Alors, essuyez vos petites larmes, raffermissez vos petits principes et faites-moi une petite risette. Là, là, c'est fini.

MADAME GRANDIER, faisant des mines et finissant par sourire.

Oui, c'est fini!

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