VOIX
cours, de
Plusieurs arrivent avec mème temps que ces D'autres ne commencent qu'à l ie et à s’y préparés conscienci profession leur imposera à l'é responsabilités qu'ils assumeront.
+ Si les conseils et les leçons des luence sur les étudiant i Les jeu niversi
ichesses, ces trésors sont souvent gaspillés.
L'université expose en effet aux tentations d'une grande ville ces cunes gens éloignés de leur foyer, pleins de la joie de vivre et grisés le liberté. Ils n’ont d'autre protection que la force de leur Caracère et les bonne: habitudes prises au collège. Que ces préservatifs sont fragiles devant tant de dangers, dont quelques-uns sont encore plus grands Parce qu'ils sont inconnus!
eux qui résistent sont doublement trempés ; ils sont prêts pour a lutte.
pass savent les qui assailliron e discours est généralement une sorte e il exhorte ses auditeurs à inspire son expérience,
Le doyen répéta, comme il le faisait Poque, que l'ennemi d i i aneries et les cartes.
Ommandations
ar il jouait sou nent trop peu d ages et rangées.
ester la vertu, car une règle ridicule
vu gta
La vie d'université s'ouvrit donc, avec ses journées bien rempl de besognes diverses, car les étudiants qui veulent travailler ont t l'ouvrage qu'ils voulent, comme aussi ceux qui veulent perdre le temps et fainéanter le peuvent facilement. Un commence en effe! pratiquer l'apprentissage de la vie, à l'université ; on n’a plus une rè prévoyant l'emploi de chaque instant et on est absolument libre — apparence, car l'esclavage du travail quotidien est bien ‘plus dur q les règles des communautés et des écoles. Ces règles enlèvent en ef Presque toute responsabilité à celui qui les suit et lui épargnent pr. ue tout effort ; il n’a qu’à se laisser conduire et à accomplir, à l’heu ite, la besogne qu’on lui présente, tandis que dans la vie il faut faire violence et se commander à soi-même d'exécuter tel travail telle heure ; il faut faire un effort continuel et dompter souvent des : pugnances ou même un malaise physique qui rend presque improp au travail. La nécessité de la vie est là qui nous pousse et nous ha cèle, sans nous laisser de répit: un homme qui cesse de travailler, q ne poursuit pas la tâche commencée, devient inutile et il est un fa deau pour lui-même et pour la société. Le flot de la vie le rejet{ comme une rivière jette sur ses rives l’écume et les épaves qui ne pe vent suivre son cours rapide.
L'étudiant indlolent n’a d’autre aiguillon que la déconsidératic auprès de ses professeurs mais son inertie a pour saction l’éch à la fin de ses cours.
Le nombre de ceux dont je courage n’est pas à la hauteur de l’e fort quotidien est heureusement peu considérable et le déchet qu’ cours universitaire jette dans la société n'est pas aussi considérab que pourrait le faire croire la vue d’une de ces épaves de la rue Sain Jacques, d’un de ces quelques universitaires qui n’ont pu ou qui n'ot pas voulu réussir et qui maintenan: ichés quand même à une profe: sion dont ils ne se sont pas rend. - ‘sîtres, hantent les bureaux d’avc cats et fréquentent encore leurs anciens camarades d'université, tro heureux quand, faute d’un client ou d’une affaire, ils peuvent au moin se faire payer une consommation.
Mais on voit aussi, rue Saint-Jacques et aux abords du Palais des jeunes gens qui courent souvent plutôt qu’ils ne marchent, de dossiers entre les mains et l'air si affairé qu’on les prendrait pou quelque “savant maitre”, si leur jeunesse ne rendait cette idée impro
le. Ce sont les étudiants en droit qui travaillent et qui se prépa rent consciencieusement à la profession d’avocat en parcouran. le dédales du palais et aussi ceux non moins compliqués de la procédure Ils sont fort occupés, car la chicane ne chôme guère, et les formalité qu'il faut remplir pour mener à bien un procès sont innombrables.
Louis Duverger était du nombre de ceux qu’on rencontrait régu lièrement Chaque jour au palais et il n’avait pas une minute à lui, pen: dant toute la semaine. Les cours commençaient à huit heures du ma: tin et se se terminaient à dix heures. De ce moment il appartenait au bureau, où on lui laissait à peine le temps de prendre le lunch et où on
| remplies " ont tout rdre leur en effet à
nait au t où on
ui faisait faire mille courses, quarmi on ne l'occupait pas à rédiger les pièces de procédure. Cela durait ainsi, sans répit, jusqu'à ce que heure du cours de l'après-midi le ramenât à l’université, d'où il ne ortait qu'à six heures.
Il avait par jour et ses saient à et lire
1 ut la contenir
ie en ayant toujours quelque chose à
t-il forcément obligé de ses manuels et de
s codes, quitte à se ren autant qu'il le peut sans se
rmiener, sur les questions de. Pratique et sur la jurisprudence.
Louis, faisait de son mieux. (C’est à
nu de faire dans la vi i i
rodiguant davantage
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jours où Louis prenait Îls ne se- voyaient qu'aux
admis à prendre part *X Concours de fin d’a naux.
Souvent, après le T une nuit de plaisir.
son ami, il 1 4
Mtard qu'il l'était 1 €n fait échouer un plus g Mois de la dernière année
cence. En attendant, il s'amusait, jouant aux cartes, fréquentant les théâtres, buvant un peu d'alcool et fumant beaucoup, menant une vie de nature à l’amollir et à le rendre absolument impropre au grand effort qu'il se proposait de faire, à la fin, pour rattrapper le temps rdu.
æ Un mois s'était écoulé depuis l'ouverture des cours. Louis et Arthur avaient, au cours de ce mois, rencontré le docteur Ducondu, qui les avait courtoisement invités à venir chez lui. Tous deux songèrent à ces rencontres, un dimanche matin, comme ils revenaient de Notre-Dame-de-Lourdes, où ils avaient assisté à la messe des étudiants. |
“Je vais faire des visites, cet après-midi,” déclara Arthur, qui sortait beaucoup plus dans le monde que Louis, à cause des nombreux loisirs qu’il se donnait. Louis sortait aussi quelque peu, mais il oubliait trop qu’on ne peut réussir dans une profession si on n’a beaucoup d’amis et de relations et il ne songeait pas souvent à cette partie pourtant importante de la préparation de son avenir, Il ne répondit donc. pas immédiatement à Arthur, se demandant s'il n’avait pas lui aussi quelqu'un à aller voir. Il pensa tout à coup au docteur Ducondu et à sa fille, qui lui avait fait promettre d'aller la voir, quand il serait de retour à Montréal,—par simple amabilité, du reste, car elle connaissait à peine Louis avant de l'avoir rencontré au piquenique, à Saint-Augustin.
“Si nous allions ensemble voir mademoiselle Ducondu,” dit Louis: “elle nous avait invités, à Saint-Augustin”.
—Oh! c'était par politesse, répondit Arthur, qui avait lui aussi pensé à cette visite et qui n'en avait pas parlé, justement pour éviter la suggestion que Louis venait de faire.
Ce n'était pas qu'il tint particulièrement à être seul dans les bonnes grâces d’'Ernestine Ducondu, mais fl n'aimait pas à paraître dans le monde avec Louis, auquel il consentait bien à reconnaitre la supériorité dans les études, mais qu'il voulait maintenir à un rang SO cial inférieur, faisant par là preuve d'un égoisme et d’une petitesse d'esprit méprisables. “Je n'irai probablement pas chez mademoiselle Ducondu,” dit-il dédaigneusement ; “je n‘aurai pas le temps.”
Louis vit bien que sa proposition déplaisait à son camarade, sans soupçonner pourquoi, et il dit: “j'irai tout seul alors. J'avais trouvé mademoiselle Ducondu aimable et sans prétention aucune ; j'aimerais à la revoir.
Arthur partit le premier, puis, vers trois heures et demie, Louis se rendit chez Ernestine. Une bonne vint lui ouvrir et le fit entrer. À sa grande surprise, il trouva Arthur en compagnie de mademoiselle Ducondi. Il cacha poliment son étonnement et Arthur lui-même ne laissa pas paraître son mécontentement, il dit seülement à Louis, d’un tont bourru, quand ils sortirent ensemble : “tu y tenais décidément à cette visite.”
—Oui, répondit Louis, très simplement. Mais je croyais que tu ne viendrais pas.
—Je suis allé ailleurs d’aburd, mais je n'ai pas trouvé chez eux les gens que j'allais voir.
C'était un mensonge, car Arthur s'était rendu tout droit chez le docteur Ducondu, mais il aurait été humilié d'avouer la vérité,
Ernestine avait été très aimable pour les deux jeunes gens. Elle était en même temps étonnée et charmée de constater que si Louis ne faisait pas de phrases et ne contait pas de fadaises, par contre il causait très bien, sans affectation, et se montrait aussi intéressant qu’Arthur était emprunté et guindé. Elle fit part à son père de ces observations et le docteur lui dit: “ce jeune Doré me semble un bon garçon, mais je ne crois pas qu'il fasse jamais grand chose. Le jeune Duverger à l'air sérieux et bien élevé; si tu veux le recevoir, je n'y ai pas d'objection, au contraire.
— Il est très intelligent, dit Ernestine, qui sans être bas-bleu était fatiguée d'entendre parler bals et réceptions par les jeunes gens qu'elle recevait. J'aime cela pouvoir parler des choses ordinaires de la vie, de temps à autre.
Elle n’en dit pas davantage, car Louis n'avait éveillé en elle aucun autre sentiment que celui de la curiosité.
Le soir, Arthur, furieux d’avoir été relancé chez mademoiselle Ducondu par Louis, ne sortit pas ; il écrivit chez lui, pour la première fois depuis qu'il était à Montré: afin de soulager un peu sa mauvaise humeur.
C'est à soeur qu'il écrivit et ;! lui dit à quel point cela l’ennuyait ‘de voir Louis se donner des airs de fréquenter la bonne société.” Cette phrase fit mal à Marcelle, qui était accoutumée à voir son frère jouer au personnage et qui l’en Plaisantait même un peu mais qui se fit difficilement à l’idée que Louis Duverger allait voir mademoiselle Ducondu.
Pendant que madame Doré se réjouissait qu’Arthur eût écrit, la pauvre jeune fille subissait la crise morale qui accompagne souvent la découverte d’un sentiment nouveau et é, rouvait les tourments que cause la naissance de l'amour quand la lumière se fait dans un coin inexploré du coeur et qu'on se surprend à penser à un absent au moment où il pense à une autre.
Si Arthur eût dit à Louis qu'il écrivait à sa soeur, Louis lui aurait certainement demandé de le rappeler à son souvenir, car il avait pour elle une amitié sincère. Mais Arthur n’en fit rien, avec son égoisme et son indifférence hobituelle, et l'absence de toute allusion à Louis, excepté pour dire qu'il était allé chez mademoiselle Ducondu, prit pour Marcelle une signification toute autre que celle qu'avait voulu lui donner Arthur. Louis connaissait à peine Ernestine et n’était allé chez elle que par besoin de distraction, n is Marcelle, qui le Connaissait depuis des années, qui le savait bon, i..eligent et studieux, Qui aimait sa physionomie franche e+ sérieuse, et dans l’existence de
fance et elle en f
chagrinée jeune homme que quand elle suppose qu'il a