SCÈNE X Les Mêmes, MIREILLE
RAMON
ne L 7 -
Un père parle en père, un homme agit en homn
Le chef de famille autrefois Etait le maître et tout se courbait à sa voixl... El quand Noël voyait devant la table sainte Sas- coir l'aïeul, avec sa génération, Le doux vieillard calmait toute rébellion
Et, faisait taire toute plainte, Eu versant sur ses fils sa bénédiction !...
IQ 26 MIREILLE
y ^ Mais que l'un d'eux osât braver sa loi suprême V -Dieu juste L.. il l'eût tué peut-être! .. ^.^^^
MIREILLE^ s'élançant vers son père, pâle et agitéa
Tuez-moi U/;^
Montrant Vincent. > 5^"
Je suis celle qu'il aime !...
Et devant Notre-Dame et devant Dieu lui-même, Je vous jure que nul autre n'aura ma foi !...
Ramon reste frappé de stupeur. Ambroise s'élance vers son fils comme, pour ■ le prote<rer. Qurrias se lève de table, les yeux fixé.^ ^ur Vincenf,. T.nng ^ ^moment de silence.
"' RAMON
Saints du ciel ! ... sur mon front c'est la foudre qui tombe
AMBROISE) c^MttièMiMkeMlânÎP^ Vincent.
Viens!... retournons là-bas puisqu'on nous fait affront:
VINCENT , aY.ec désespoijr-^/7 Z.
Avant peu dans la tombe, Vos mains me descendront !
VINCENETTE -^Jjas, à Vincent.
Espère encore, Vincent!... nos pleurs le toucheront!
O U R R T A s , àpart, avec rage.
C'est pour ce bel amant qu'elle me fait affront !
RAMON, saisissant Mireille par le bra^..
Ecoute !.. il en est temps !... reprends cette parole! Démens ce fol aveu 1...
Non, je ne suis pas folle, Et l'aveu que je fais s'échappe de mon cœur !
V^^ (fUc iM II i». d^r^i clt Jiovwt^ de Uw q-vC u ^Lifi^cLt Vuvctv^ ^/wyX\^CM. û.
de ^Icwvw^v^