ACTE DEUXIÈME
R A M 0 N , la repoussant.
Bh bien, brave la honte et le mépris moqueur! ^^3^-'"
Je ne te connais plus !... Adieu!.,, ma fille est morte,
Suis ton amant, suis l'époux de ton choix !
Va mendier ton pain de porLe en porte, /J
Et chercher loin de nous un abri dans les boisU> ^
y. 0^ Lui saisissant de nouveau ^twiiiwt.
^;>Mais non, tu resteras !... je le veux! je l'ordonne ! Quand je devrais te lier pieds et mains Pour t'empêcher de courir les chemins !... Quand je devrais...
n lève la main .i^yMirPillP
e/ -'Frappez., et que Dieu vous pardonne î
^s^UélSiSl à vos pieds me voilà !
Je suis sans défense et sans armes !
Si ma pauvre mère était là, Elle aurait pitié de mes larmes !.. y ^ Elle pardonnerait, elle tendrait la main--(V-'' A l'enfant qui vous prie en vain !...
Ramon détourne la tête sa»s rt^p^^^ye.
Ah ! c'est fini'... je désespère Si Dieu ne vient me secourir !...
ÇJle se relève avec effort et cherche à retenir les mains de Ramon dans
■* ' H-S'AlMlllIJb. ■ ~~ "
Vous voulez donc me voir mourir Comme elle! - Répondez, mon père!
Retombant à genoux!*
Hélas ! à vos pieds me voilà ! ^^. /^^
Je suis sans défense et sans armes ! ^^ ^-' Si ma pauvre mère était là, v^
Ej.le aurait pitié de mes larmes !..*• /^r
RAMON
Relève-toi î qii'attends-tu là ?
Je suis insensible à tes larnaes !
VLNGENT.
Hélas ! à ses pieds ia volià !
Il est insensible à ses larmes 1
AMBROISE
Viens, viens! partons!... oublions-la!
Il est insensible à ses larmes !
VINCENETTE
Partons, Vincent, et plaignons-la !
Il est insensible à ses larmes !
0 U il R I A s , • à part.
Elle prie et pleure... et voilà " Le père qui cède à ses larmes !
Quelques paysans passent au fond, et s'arrêtent pour écouter. R A M 0 N , repoussant Mireille et tournant sa colère contre Ambroise.
C'est toi, misérable vannier ! À''^ Toi. qui, traîtreusement, tu ne peux le nier, x\s machiné ce rapt infâme!
AMBROISE.. se redressant avec colère.
Tu liions !... la pauvreté n'avilit point notre âme ! Et, Dieu merci, ma vie est à l'abri du blâme 1
RAM ON
Quoi! j'aurai sans repos travaillé si longtemps, Pour assurer la paix de mes vieux ans^
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a^^w^ 'H v^vuo^i-c *l^lU'U. ^4^row\^ ii-Cnu-vM" c?r /vv«^
i] ACTE DEUXIÈME 29
Et laisser quelque bien à ceux de ma famille...
bt puis, ton fils maudit me volera ma fille !
f Tonnerre et sang!... ClVi^.t 'à ce que tu veux!
I II saisit un bàtoa et mep^gc Ambroise.
I MIREILLE, s'élançant yers VlnccPt.
VINCENETTE, rfitmnat AmliPoiKe.
Mon père !
à s'élancer run surX^utr^tw R A M 0 N « jetant sou bâto^^
Allez au diable tous les deuxl
On accourt de tous côtés. La foulQ les entonyp,^