‹ Mireille: opera en cinq actes (volume 2)Chapitre 22 sur 49 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

R A M 0 N , la repoussant.

Bh bien, brave la honte et le mépris moqueur! ^^3^-'"

Je ne te connais plus !... Adieu!.,, ma fille est morte,

Suis ton amant, suis l'époux de ton choix !

Va mendier ton pain de porLe en porte, /J

Et chercher loin de nous un abri dans les boisU> ^

y. 0^ Lui saisissant de nouveau ^twiiiwt.

^;>Mais non, tu resteras !... je le veux! je l'ordonne ! Quand je devrais te lier pieds et mains Pour t'empêcher de courir les chemins !... Quand je devrais...

n lève la main .i^yMirPillP

e/ -'Frappez., et que Dieu vous pardonne î

^s^UélSiSl à vos pieds me voilà !

Je suis sans défense et sans armes !

Si ma pauvre mère était là, Elle aurait pitié de mes larmes !.. y ^ Elle pardonnerait, elle tendrait la main--(V-'' A l'enfant qui vous prie en vain !...

Ramon détourne la tête sa»s rt^p^^^ye.

Ah ! c'est fini'... je désespère Si Dieu ne vient me secourir !...

ÇJle se relève avec effort et cherche à retenir les mains de Ramon dans

■* ' H-S'AlMlllIJb. ■ ~~ "

Vous voulez donc me voir mourir Comme elle! - Répondez, mon père!

Retombant à genoux!*

Hélas ! à vos pieds me voilà ! ^^. /^^

Je suis sans défense et sans armes ! ^^ ^-' Si ma pauvre mère était là, v^

Ej.le aurait pitié de mes larmes !..*• /^r

RAMON

Relève-toi î qii'attends-tu là ?

Je suis insensible à tes larnaes !

VLNGENT.

Hélas ! à ses pieds ia volià !

Il est insensible à ses larmes 1

AMBROISE

Viens, viens! partons!... oublions-la!

Il est insensible à ses larmes !

VINCENETTE

Partons, Vincent, et plaignons-la !

Il est insensible à ses larmes !

0 U il R I A s , • à part.

Elle prie et pleure... et voilà " Le père qui cède à ses larmes !

Quelques paysans passent au fond, et s'arrêtent pour écouter. R A M 0 N , repoussant Mireille et tournant sa colère contre Ambroise.

C'est toi, misérable vannier ! À''^ Toi. qui, traîtreusement, tu ne peux le nier, x\s machiné ce rapt infâme!

AMBROISE.. se redressant avec colère.

Tu liions !... la pauvreté n'avilit point notre âme ! Et, Dieu merci, ma vie est à l'abri du blâme 1

RAM ON

Quoi! j'aurai sans repos travaillé si longtemps, Pour assurer la paix de mes vieux ans^

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a^^w^ 'H v^vuo^i-c *l^lU'U. ^4^row\^ ii-Cnu-vM" c?r /vv«^

i] ACTE DEUXIÈME 29

Et laisser quelque bien à ceux de ma famille...

bt puis, ton fils maudit me volera ma fille !

f Tonnerre et sang!... ClVi^.t 'à ce que tu veux!

I II saisit un bàtoa et mep^gc Ambroise.

I MIREILLE, s'élançant yers VlnccPt.

VINCENETTE, rfitmnat AmliPoiKe.

Mon père !

à s'élancer run surX^utr^tw R A M 0 N « jetant sou bâto^^

Allez au diable tous les deuxl

On accourt de tous côtés. La foulQ les entonyp,^

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