ACTE QUATRIÈME
Sous le ciel ardent quhrayonne, Jadis remportaient comme moi!...
Ni la sombre mer écumante, Mi la foudre, ni la tourmente, V? les traits enflammés du jour, ^^'orit arrêté la pauvre amante, ^ 'b'jmhle pèlerine d'amour!
Elle fait <îuelques pas.
Mais le ciel m' éblouit!... ïe jour m'aveugle!
Elle s'arrête.
Où suis-je?
Je me sens prise de vertige!...
Tendant les mains vers l'horizon.
Et là-bas, là-bas, ô prodige!
Dans l'azur transparent des cieux, Quel rêve de terre promise Surgit tout à coup à mes yeux!
On voit au loin se dessiner dans le ciel, par un effet de mirage, une ville miraculeuse au bord d'un grand lac entouré d'arbres.
Est-ce Jérusalem et sa pieuse église, Ouïe tombeau des Saintes de la mer?
L'image disparaît peu à peu et s'efface.
Mais non!... la vision s'évanouit dans l'air, L'image ailée S'est envolée !
Elle s'élance en avant et s'affaisse tout à coup en poussant un cri de douleur et en portant ses mains à son front.
Ah ! de sa flèche d'or Le soleil m'a blessée!...
Je meurs!... adieu, Vincent!... pleure ta fiancée!
Après un long silence, se relevant avec effort.
Non, non! je ne veux pas mourir! marchons encorl
Ni la sombre mer écumante, Ni 1?. fo^jdre, ni la tourmente, Ni les traits enflammés du jour, N'arrêteront la pauvre amante !
L'Mmble pèlerine d'amour!
Elle s'éloigne en chancelant.
.twvt.