SCÈNE II
VINCENT, se«L f '.
Mon cœur est plein d'un noir souci!
Qui l'arrête? — Pourcruoi n'est-elle pas ici?
Anges du paradis, couvrez-la de votre aile î ^^ {) Etendez dans les airs votre manteau sur elle î ^ -
Et toi, cruel soleil d'été, Fais grâce à sa jeunesse, épargne sa beauté 1
Je l'ai vue à travers mon rêve,
Dans la lande aux souffles de feu,
Accourant seule vers la grève, Pâle et le front courbé sous l'éclat du ciel bleu;
Je l'ai vue, hélas ! dans ma fièvre, La mort dans les regards et la soif à la lèvre,
Implorant les Saintes et Dieu !
Anges du paradis, couvrez-la de votre aile ! Etendez dans les airs votre manteau sur elle !
Et toi, cruel soleil d'été.
Fais grâce à sa jeunesse, épargne sa beauté'
Mireille paraît. Elle est pâle et chancelante. Ses mains cberchent un appuL, ses resçards s'arrêtent sur Vincent sans le reconnaître.