‹ Miroirs :Chapitre 2 sur 11 · OC · texte numérisé non relu

OC

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chissant, est non pas convexe, mais plan (n" khoh%). Des miroirs ternis et oxydés comme le sont presque tous ceux que l'antiquité nous a transmis constituent une documentation trop imparfaite pour que nous nous attardions sur cette partie pourtant si importante de notre sujet. Il me reste à ajouter qu'il

/•enflement du milieu O"'ooy

existe des miroirs où l'épaisseur la plus forte s'observe, à l'inverse de l'exemple du Louvre, sur les côtés, et la plus failile à la partie supérieure du dis([uo. Tel est, [)iu' exemple, le n" iq5o8.

Miroirs concarca. — Les miroirs concaves répondent à un liesuiii opposé : ils agrandissent et exagèrent l'image. Mais leur action grossissante peut remplir son rôle dans la toilette. Nous voyons par la collection du Caire que les Egyptiens les ont connus. Trois de ses miroirs rentrent dans cette catégorie, le n" /i'1073,

concave des deux faces, les n°' 4io66 et UfiojS, concaves d'un cote et convexes de l'autre. Il faut dire pourtant que dans tous les trois, la dépression est extrêmement faible et ne dépasse pas un millimètre au centre; on pourrait même la considérer comme accidentelle'''. Il nen est pas de même d'une série toute différente, dont un exemplaire est au Musée de Turin et plusieurs autres au Musée du Louvre. Ici le disque (fig. G.) est intentionnellement plus déprimé dans le centre que sur les bords et la cavité ainsi formée se traduit sur le revers par une convexité qui achève de donner à l'objet l'aspect d'une cupule. C'est d'ailleurs sous ce nom ou son analogue que Devéria, trompé par la forme, a enregistré les exemplaires du Louvre, sans prendre garde qu'ils ne différaient en rien dun dernier spécimen, encore pourvu de son manche en bois, dans lequel s'enfonce la longue tige métallique et qu'il n'a pas hésité à qualifier de miroir (fig. H).

Fi!'. G.

Miroirs combines. — Dans ce qui précède, nous avons raisonné comme si les miroirs étaient à double face, ce qui est le cas pour la généralité. En dehors des miroirs d'une certaine catégorie qui portent des représentalions sur une des deux faces ainsi transformée en revers, les disques étaient polis et réfléchissants sur leurs deux faces. Cependant comme la remarque vient d'en être faite, il pouvait arriver que toutes deux ne fussent pas, au point de vue optique, construites de la même manière. Le

tiho'jb est plus renflé sur lune que sur l'autre; le

n" /l'ioyc), qui est un miroir gravé, est [)lan du côté face et convexe du côté revers; les n"* ^'io66 et '1^078 ont une face concave et l'autre convexe, mais d'une manière moins prononcée que dans les miroirs de Turin et du Louvre. Ces observations gagneraient à être continuées sur les disques des autres collections.

Fi,T. II.

Tige du disque. — La tige qui fait presque toujours partie intégranle du disque est une languellc de 9 à i centimètres de long. Le moins quelle puisse' avoir est 10 ou 16 millimètres, sa force résidant principalement

'" CVsl, en eiïcl, ce que nous révèle un passa<;e de Pline (H. N.. XXXIII, 45) où il est question de miroirs qu'un fréquent polissage a rendu concaves.

dans sa largeur (près de 2 cenlimèlres à sa naissance) et son épaisseur (|ui est ordinairement égale à la plus grande épaisseur du disque. Quand elle dépasse 5 à 6 centimètres de long, elle change de forme et samincit en soie de couteau (n" i4o3G). Les trous de cheville ne s'observent en général que sur les tiges les plus courtes : encore est-il qu'aucun des disques séparés de leur manche, dans la collection du Caire, ne présente cette particularité.

MiÎTAL\ DES DisQiEs : Cuivic. — Une des questions les plus essentielles (pii se posent au sujet des miroirs est celle des métaux dont ils sont formés. Cest malheureusement une de celles sur lesquelles les archéologues sont encore le plus mal renseignés. Il n'en a, jusqu'à présent, été fait aucune analyse méthodique. Il ne suflisait pas, en effet, d'envoyer occasionnellement dans le laboratoire d'un chimiste, comme cela a toujours eu lieu, un échantillon isolé! Ce qui aurait dû être soumis à son examen, cest une série suivie d échantillons des divers alliages accomjiagnée autant ([ue possible de dates et de certificats d'origine. Cette expérience est donc encore à faire. Les fouilles entreprises ces dernières années sur les emplacements archaïques de la Moyenne-Egvpte et de la région abvdénienne ont produit un certain nombre de disques de miroirs qii on nous atteste être non en bronze, mais en cuivre pur. Tels sont les disques n"' /i/io54, 4-^io6i, 4^o64 et /i4o68''', provenant des fouilles de Garstang à Mahasnèh. Pétrie et Mace reproduisent pi. XXXI de leur Dio.spolii^ Pavra, quatre disques trouvés dans un groupe de tombes de la région et qui sont donnés comme étant également en cuivre. On en peut dire autant des disques n"' 5 et 6 de la planche XXII de VAbijdos de FI. Pétrie (t. II)'-'. Tous ces disques renhvnl dans la première classe, c'est-à-dire celle des miroirs circulaires : ils sont plans ou très faiblement convexes. Ce ([ui caractérise cette série, c'est qu'elle ne présente aucune trace de dorure. Disons, en passant, que le fait de miroirs non dorés

'" Meiilionné en bronze, par erreur.

t-' Un miroir allribui' à la XI' (Ixnasiic et f'nv(>\('' par M. de Morjjan à Berlliclol, a foui-ni à l'analyse les n'-sullals suivants (Hkhtiiki.ot, lùiiilc mr les mi'laii.r , clc, clans Foinlirs à Ditlirlioiir. p. 139) :

ttlt" Miroir d'Ament, XI' dynaslie.

rCe miroir est conslilué par du cuiNre pres(|uo pur, exempt d'élain. de ploinh. de zinc, mais (rconicnant des traees d'arsenic.

r L'absence de i'élain dans ce iniioir mérite d'être notre; car aux (■'pO([U(S posléiieures les rmiroirs onl été généralement l'abricjués en bronze ou en argent, ces métaux étant susceptibles d un trplus beau jioli cl se conservant mieux (|ue le cuivre au contact de l'air. -^ Celte élude a été réimprimée par lîerllielot dans sa public;ilion Arrhi'nloi'ir et llisinire îles iSrieiires , Paris, if)o().

et avant la coiileLir rougeàtro du cuivre natif est prouvé, au surplus, par quelques rejjrésentations anciennes'''.

BioiKo. — Les disques en bronze sont évidemment les plus nombreux, mais ici que de distinctions à faire. i° La proportion de cuivre et d'étain devait sensiblement varier si Ton lient compte des diverses nuances de la patine qui passent du marron sombre à toute une gamme de tons clairs; a" de l'oxydation qui n'est pas du même vert uniforme d'un miroir à l'autre et qui tourne tantôt au noir, tantôt au vert cendré; 3° de la sonorité qui varie d'un disque à l'autre pour des raisons qui ne sont pas seulement de poids et de volume'"-'. Rien de plus suggestif à cet égard que la lecture des recettes du papyrus X de Leyde. Bien qu'aucune ne se rapporte, à proprement parler, au\ miroirs, le catalogue des alliages que le fondeur ég\ptien avait su combiner nous montre par la comparaison avec les recettes de l'industrie moderne, qu'il n'avait plus grand chose à a[)prendre'"''. Une des teintes les plus habituellement recherchées et dont les miroirs du Nouvel Empire nous ont conservé d'excellents spécimens, est cette couleur jaune sombre, un peu rougeâlre, qui est aussi celle des miroirs chinois. Lue analyse comparée de ces deux tvpcs élaborés sans aucune inlluence de l'un sur l'autre serait des plus instructives.

Mclal rose. — J'a|»[)elle aussi l'altention sur l'alliage auquel j'ai donné, faute don connaître la composition, le nom de métal rose. Il semble bien que l'argent joue un rôle dans cet alliage de nuance pâle comme certains laitons, mais avec je ne sais quoi de précieux dans la nuance qui les rapproche de l'électrum. On sait par les documents magiques auxquels j'ai fait allusion que la contrefaçon de Vasovios ou électrum fut précisément une des préoccupations les plus obsédantes

'" rll disoo 0 coloialo di rosso, modo usalo, come altra voila dissi, pcr indicaio il ramc.i r.osKLLiM, Moiiiiiii. mil., t. U, p. 4-i8, et pi. LXWI, n" 29. Voir aussi Lepsils, Les Métaux dans ks insrriiJliniis égupùcnnes (irad. Berend), pi. 11, n" ao.

'-' Voici (luolqucs analyses de bronze à miroir :

1° Leilre de \'au(]uelin à Passalacqua, dans le Catalogue raisonné cl historique des antiqaiiés découvertes en I^gili>ti', par M. Joseph Passalacqua, dcTricste, Paris, iSaG, p. 238 : «Le miroir n" Côg est composé sur 100 parlics : 1° de cuivre, 85; 2° d'étain, 1 4 ; 3° de fer, environ 1.- Le miroir n" G60 esl, de même, composé de cuivre, d'étain el d'un peu de i'er.

2" Miroir rdalant du xvii'' ou du xvni° siècle avant noire èren, c'est-à-dire du Nouvel Empire, anaivsé par Oerlhelot en 18O7 sur la demande de Marlelle : 9 parties d'étain et 9 1 de cuivre. lÎKiiTiiKLOT, Alchimistes grecs, I. 1, p. 220-221 el du même, .Irc/ic'o/og-te, p. 60.

3° Autre miroir tfd'époquc incertaine- : cuivre 78.67; élain 11.27. Archéol., p. Oo.

<^' C. Lekmans, Papijri Grœci, t. Il (Leyde, Brill. 1880); Berthelot, Alchimistes grecs, I. 1. p. 1-73 et Archéologie {lc\\e el liaduction), p. 2O6-307.

Je ces pères de lalchiinie. 11 ne serait pas surpreiuuiL (jue linduslric du miroir ail été le point de départ de ces recherches. Le miroir n" fido'iH dont il a été déjà [larlé a toutes les apparences d'être en argent plein, malgré quelques elllorescences imperceptibles d'oxydation verdàtre que présente l'une de ses faces et qui peuvent être attribuées à la présence d'une certaine quantité de cuivre'"'. Mais d'autres qu'on serait tenté de considérer comme étant également en argent sont des combinaisons plus ou moins argentifères qui rentrent pi-obabh^nent dans la catégorie des bronzes blancs du papvrus de Levde'"-'.

Melati.r précieux. — Les trois métaux précieux des Egyptiens étaient l'or, l'argent et réiectrum. Les listes d'objets votifs des tombeaux du Moven Empire nous apprennent qu'il existait des miroirs en ces métaux et (piils étaient de ceux dont on souhaitait la possession au mort'^'. Les tombes n'ont conservé que les miroirs d'argent''*', mais, en revanche, une importante série de miroirs dorés par lesquels nous voyons : i° que l'or, métal consacré au Soleil, est le métal préféré pour les miroirs; 2° que la dorure appliquée non seulement par placage, mais encore par teinture, était un des vieux procédés métallurgicjues des Egyptiens, nouvelle confirmation que l'industrie du miroir est au premier rang de celles où se sont exercées le plus constamment ces corporations d'artisans à la fois forgerons, fondeurs et orfèvres qui sont les vrais précurseurs des alchimistes'^'. Parmi les miroirs dorés, les uns ont conservé à peu près intégralement leur dorure; les autres, et c'est le plus grand nombre, n'en ont gardé que des traces, comme si le procédé avait été dans un cas beaucoup plus superficiel (|ue dans l'autre et susceptible de s'altérer sous l'action décomposante du sol'"'. I^es traces d'argenture ne mont paru pouvoir être relevées que sur trois miroirs'"',

'•' Il est parfois si dillicile dV-lablir une déniarcalioii entre l'alliajje que j'ai appelé mi'Uil rose et Tarifent, que pour le miroir u" /i'ioqô j'ai involontairenieni eu recours. ;i quelques lijjnes d'inlervalles, aux deux dénominations.

'-' .Notamment h' i\" hhçi~j'\ que le Joiinud d'enln'e du Musi'e (pialilic de miroir en argent.

'^' tll'. loml)eau de llorliolop, Maspkro, (Jiiidc dn Mimée de lîindiiq , i88i5, p. îfâS; du même. Trois (inni'cs de fouilles , dans les Mémoires de la Mission fraiirnise du Caire, t. I, p. i3C, et planche non numérotée mais représentant la paroi nord , côté de In porte.

'^' Cl", le miroir n" 6'io'i8 et la série des miroirs de Dalislioùr, n"' MxoS^.-UlioSIt.

'^' Les miroiis dorés du Musée du (iaire portent les n"' /i'ioi5, A'ioiS, if).')o8, Itlto'iÇf. .'i'io3C et 4/1070.

'^' Pour la dorure sans nieicure (on .sait que le mercure n'apparaît pas avant l'époque jjrercpie), voir papyrus de Levde X, 38, et IÎkrthki.ot. Mrltiniistcs ffrers. |i. ?>■] et fiS.

et (le façon très inégale. 11 n'y a pas à en être surpris : largent, métal très altérable, flevait, appliqué on couche légère, offrir moins de résislance (jue lor.

ïiicii.MQUE : Dis/iaes. — Les disques de miroirs comptent parmi les produits les plus pleinement réussis de l'industrie des anciens Egyptiens. La main-dVeuvre en est si parfaite qu'il faut un œil très averti pour y retrouver la- trace du procédé. Tel est, par e\em[)le, le cas de ces disques épais et lenticulaires au centre, llexibles, au contraire, sur les bords, dont on ne saurait dire avec certitude s'ils ont été découpés dans une plaque de métal, ou fondus au moule. D'une manière générale, il y a grande chance pour que les disques ne mesurant pas plus dun milliniètre et demi d'épaisseur soient découpés de la sorte. Au delà de ce degré d'épaisseur la fonte était préférable''', sans pourtant qu'on puisse assurer que l'usage n'en souffrît pas d'exception. Les Egyptiens étaient passés maîtres dans l'art de fondre le bronze et les métaux précieux. Les figurines de bronze gâtées par des souillures sont l'exception et rien ne nous prouve que la plu[)art de ces ol)jets tarés ne soient pas des pièces de rebut. 11 en est de même des miroirs : je ne me souviens pas d'avoir constaté sur aucun de ceux que l'oxydation a épargnés, la moindre trace de ce défaut. 11 fallait les réussir du premier jet, car le bronze ne supporte pas le recuit. Aucun des creux destinés à la fonte des miroirs ne nous est jusqu'à présent parvenu, mais par les moules d'orfèvrerie qui ne sont pas aussi rares, nous pouvons nous en faire idée. Ils devaient être en deux pièces, soit en terre cuite, soit en cette pierre saponaire spéciale à ce genre d'appareils.

Ti<>cs. -r— La tige, ainsi qu'il a été déjà dit, fait presque toujours pièce avec le disque. Le Musée possède plusieurs disques où elle a été rapportée et brasée'"'^'. H ne s'agit pas ici, est-il besoin de le faire remarquer, de ces tiges surajoutées et grossièrement rivées qui ne sont que des raccommodages.

Rclouches, polissage et ciselure. — Avec quels instruments procédait-on ensuite aux retouches et au polissage, nous lignorons. Pour cette dernière phase de la main-d'œuvre, l'Egyptien disposait de pierres dures qui faisaient d'excellents polissolrs. La ciselure, quand l'une des faces était décorée, venait après coup. Les seuls motifs connus de nous sont des scènes d'olTrandes et se rapportent au

''' Un argument en faveur de la fonte, nous est, en outre, fourni par le miroir n° hhohh , dont le disque, ainsi qu'il est dit en son lieu, résulte du surmoulago d'un vieux disque, présentant près de la bordure un changement de niveau.

'-' Voir notamment le miroir n" hhoi^.

caractère volil dune certaine catégorie de miroirs'"'. Mais rien ne prouve que des miroirs dépourvus de tout caractère religieux, n'aient pas reçu une décoration exclusivement profane, inspirée des motifs ordinaires dans les objets de toilette. La décoration de la boîte à miroir de la reine Honttouï est très suggestive à cet égard. Le miroir de la dame Hâthor-hotep, prêtresse dllàthor (n" hho']^) est orné au burin d'une bordure imitant la natte qui ne s'explique que par l'imitation d'une catégorie de miroirs pourvus d'un encadrement natté en cuir ou toute autre substance appropriée.

Paline. — Le pouvoir réllécliissant n'était [)as uniquement o])lenu par le poli du métal sous son aspect le plus brillant. On savait aussi l'obtenir d'une patine sombre. Les Egyptiens appréciaient au moins autant que nous la beauté dont une patine naturelle ou artificielle pare les métaux. En cela comme en tout ce qui touche à la métallurgie du cuivre et à l'orfèvrerie, ils étaient passés uiaîtres. Us en faisaient principalement usage dans les bronzes incrustés de métaux précieux. Toutes ces patines n'avaient ni le même caractère, ni la même composition : les unes étaient mates et résineuses, les autres luisantes et, pour ainsi dire, incorporées dans l'épiderme du métal'"-^'. Tel devait être le cas des miroirs. Le dis({ue n" ^^079 est un bon spécimen de ce procédé.

Miroir fouin'. — Le miroir n" ^i4o8o présente tous les caractères d'un objet fourré. C'est, à ma connaissance, l'unique exemple de ce procédé dans les miroirs. Le métal de l'enveloppe extérieure qui est du bronze et non de l'or ou de l'argent, exclut ridée d'une supercherie. Ce qu'on semble avoir poursuivi dans ce cas, c'est l'allégement du poids. L'habileté avec laquelle le noyau d'étain est habillé de sa feuille de bronze montre que l'ouvrier n'en était pas à son coup d'essai'''.

Dimensions. — Les dimensions des miroirs sont sans relation avec la forme ou la matière. 11 y a cependant quelques principes fixes qui se di'gagent d un examen comparé des dimensions. Celui qui soulfre le moins d'exception, cest (jue la dimension prédominante du miroir égyptien est la largeur'"'. Le dis(|ue, quel (jue soit son tvpe, circulaire, solaire ou cordiforme, est jdiis largo que haul.

'" Deux disques de miroirs représeiilés sur des sarcophages du Moyen Rnipire porlent un o^il -»>-. Cf. Laçai;, op. rit., pi. XWVII, n" i35 et i45.

'^' Cf. Bkrtiiklot, Archéologie , ]i. 8761 seq.

l^' Voir Pline, U. N., XXXIII, G; Beiitiielot, Alchimistes ffirm, t. I, p. 5-'i.

(*' Nous mettons à pari les miroirs-raquettes dont le Musée du Caire ne possède d'ailleurs aucun exemplaire.

Chez le circulaire celle différence est faible, 5 à 6 millimètres; chez les autres elle dépasse lo millimètres et va même jusqu'à ^o millimètres (n° A^oaS). Les six plus grands miroirs du Caire sont les suivants :

MMtnO. HiCTElR. LABGEIR. ÉP.»ISSEIR. FORME.

/j'i05"2 o^aôô o"'284 o"'oo2 convexe.

fx!iOC>3 o"'2io o"'2i8 o"'oo9 plan.

àfiOlà .«. . o"'30() o"'23o o"'oo2 convexe.

/i/i070 o"'ao3 o"'227 flexible convexe.

MOQfi o"'202 o^aiG llexible convexe.

/i4075 o"'200 o"'222 o"'oo3 convexc.

A une exception près, ils sont tous convexes. On observera en même temps (juils comptent parmi les disques à bordure mince. En somme, les dimensions moyennes des grands miroirs sont grosso modo 22 centimètres de haut sur 2 5 de large. Les petits sont ceux qui mesurent moins de 1 o centimètres de haut et de i3 de large. La liste des disques remplissant ces conditions, à l'exception des simulacres de miroirs qui pouvaient descendre très au-dessous, mais sans but pratique, peut être ainsi donnée en partant du plus petit.

NIMÉRO. IIALTELR. URiiELB. ÉPAISSEIR. FORME.

h'i()'2\ '^"'(^11 o"'o9G — pian.

à'iO-23 o"'o8o o'"i2o o°'ooi plan.

/(/)028 o"'oc)0 o"'i20 o"'oo3 convexe.

ààOiS o^ogi o'"i9o o"oo3 plan.

i^OSO o'-'ogS o"'io5 o"°oo3 convexe.

ii/iO"29 o^oqa o'"i 10 o"'oo3 convexe.

/i/i020 o™09.j o'"ioo o'°oo3 convexe.

/i/i031 o'"o97 o"'ii5 o"'oo2 plan.

hà0'21 o"'o99 o"'io5 o™oi5 plan.

Ils se départagent en nombre presque égal en convexes et en plans, ce qui prouve amplement que les dimensions ninfluaient pas sur la construction optique et réciproquement. Ce qui est non moins évident, c'est quils ont tendance à plus dépaisseur que les grands miroirs. Mais sous ce rapport, ce sont les disques de la catégorie intermédiaire chez qui cette tendance est le plus marquée :

XlMtRO. BiLTECR. LARGEUR. tPAIfSElB. FORME.

19508 o"i2'i o"'i/i5 o"'oo9 convexe.

h!iOo!i o"'ii8 o""i33 o'^ooS convexe.

/i/i032 o'"iio o"'iC)S o^ooy convexc.

SLSIcnO. HACTELT.. LAr.<;ELR. Él'AlSStin. FOr.ME.

h'iOl-2 o'"iô5 o'-'iGS o-'ooG concave.

iiOO'i o'"i3o o""i52 o"'ooG plnii.

^1073 o"'iio o"'ii5 o^ooG plan.

i'iOBS o"'ii8 o"'i38 o'ooâ convexe.

àiOM o'"i7i o"'i37 o"oo5 convexe.

à'iOiS o"i29 o'"ii5 o"'oo5 plan.

i4057 o'^iji o"'i33 o^ooo plan.

Puisque nous somuies sur ce chapitre, nouieltons pas Je répoiulre à une question qui vient tout naturellement à 1 esprit : la collection du Caire possède-t-elle deux disques avant les mêmes dimensions? Le cas se présente deux fois. i° Les n*" 'i^ooâ et i^oi4 (plans l'un et l'autre ), qui ont respectivement iBa millimètres de large sur 1-20 millimètres de haut; 9° les n"' ^^006 et /i^io55 qui ont respectivement iS.'j nnllimèlrcs de large sur 1G7 de haut. Pour conclure à l'identité, il faudrait satisfaire à d'autres conditions. Les deux derniers numéros présentant des différences de structure (l'un étant plan, l'autre convexe) et d'épaisseur, la question d'identité ne se pose pas pour eux. Pour les deux premiers qui sont plans l'un et l'autre, je ne dispose pas. au mouient où je rédige cette introduction, des éléments complémentaires et la ([uestion reste en suspens. En se reportant au tableau qui suit ([). xvi-wii), on se rendra compte qu'il est, par contre, très fréquent que deux, trois, quatre miroirs aient une dimension commune, la hauteur ou la largeur, mais non l'autre. Pour la largeur, les chiffres les plus fréquents sont 1 20 millimètres (cinq fois), 1 3:^ millimètres (quatre fois), 12.") et i3o millimètres (trois fois); pour la hauteur, 1 i5 millimètres et lio millimètres (trois fois). Mais ce qui domine, c'est la diversité. 11 n'v a d'ailleurs aucune conclusion à eu tirer si Ion songe avant tout que ces soixante-neuf miroirs sont de provenances diverses et correspondent à une période d'entrée au Musée du Caire de près d'un demi-siècle. Lintérèt de ce tableau est uniquouient de fournir aux archéologues des termes de couiparaison qui, je 1 espère, les incitoroul à mesurer les disques contenus dans les autres collectious.

Les mv.m:iii;s : Gciicralilcs. — Daus un uslensilt! qui. comme le uiii-oir, est composé de deux parties bien distinctes, l'esprit inventif de l'artisan égy[ilicu devait èti-e d'autant uioins (eulé de subordonner absoluuient la secondaire à la principale, que celle-ci. [lar destination même, excluait presque toute décoration. Non seulement il les a exactement et harmonieusement adapté-es 1 une à

TABLEAU PAR ORDRE DE LARGEUR DES DISQUES DE MIROIR DU MUSÉK DU CAIRE'".

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