‹ Misanthropie et repentirChapitre 10 sur 57 · TOBIE, FRANTZ · texte numérisé non relu

TOBIE, FRANTZ

T O B/ I E à Frantz.

Des pièces d’or ! Oh ! mon Dieu ! ah ! monsieur , voyez, voyez ; la confiance en Dieu n’est jamais perdue. Quel présent je reçois du ciel !

FRANTZ

Je vous félicite, bon vieillard -, mais , qui vous a donné cela? TOBIE-.

Votre bon maître : oh ! que Je ciel puisse dignement J® récompenser !

i6 MIS ANTROPIE

Le singulier homme ! c’est pour cela qu’il m’a renvoyé porter le livre dans le pavillon ; il ne voulait aucun témoin de sa bienfaisance.

Il n’a pas voulu emporter mes remercimens ; il était déjà bien loin avant que je puisse parler.

Je le reconnais là.

Adieu , adieu ; je vais aussi vite que la vieillesse me le

permettra Oh! l’agréable course ! je vais racheter mon

fils : mais comme ce beau jeune homme va se réjouir ! car il allait' se marier quand il sacrifia pour moi sa liberté. Quelle joie, quelle faveur je reçois de la Providence ! oh! qu’elle daigne à jamais répandre ses bienfaits sur cet homme généreux , et l’accompagne. Je vais employer le reste de mes jours à prier le ciel pour son bonheur; et^ qui peut mieux y prétendre que l’être bienfaisant , si semblable à la divinité ?

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