‹ Misanthropie et repentirChapitre 11 sur 57 · SCENE P R E M I E R E · texte numérisé non relu

SCENE P R E M I E R E

EUL A LIE seule , tenant une lettre ouverte ,

oila qui m’afflige ! je m'étais si bien accoutumée à dîîS retraite profonde! Le repos, sans doute, ne se trouve pas toujours dans l’ame du solitaire. Malheureuse Èulalie ! les remords déchirans te suivront par-tout, dans les cloîtres» dans les déserts; mais du moins quand leur poids oppressait ton cœur, tu pouvais verser des larmes, et personne ne te demandait pourquoi tu les avais répandues. Tu pouvais errer dans les vallons, dans les campagnes, et Ton ne s!apperce« vait point que tu obéissais à l’agitation d'une conscience bout-* relée! — - Ils reviennent! Ils vont rnèntrâîner dans leur so-* ciéîé ; il me faudra parler , rire, partager avec eux les plaisirs d’une promenade bruyante et les vains amusemees du jeu; {Jettant un coup-d' œil sur la îettie .) La lettre na dit pas si ce voyage n’est qu’une idée, une fantaisie dfflit moment , ou s’ils ont le projet de faire ici quelque séjour* — Alors, adieu les charmes de la douce mélancolie , qui > par momens, ramenait la paix dans mon cœur. Adieu, mes chères lectures. — Et Vous, noble et généreuse comtesse» Vous allez m’accabler encore des témoignages de votre amitié, de votre estime, tandis ou’à chaque instant je ma rappellerai... je sentirai combien j en suis indigne. Qh,f quels tourmens affreux !... Le ciel est juste !... Mais une autre idées me frappe et m’allafme.... Si ce château devient îe rendezvous de quelques sociétés , si le hasard m’y fait rencontrer quelqu’une des personnes qui m’ont autrefois connue!... Ah I qu’on est malheureux lorsqu’il se trouve dans l’Ünivers en** tier une personne seulement dont on doit redouter la vuel

MIS ANTROPIE

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