‹ Misanthropie et repentirChapitre 17 sur 57 · B I TT E R M A N N · texte numérisé non relu

B I TT E R M A N N

Tais- toi donc.

LE MAJOR

C’est bon , c’est bon ; nous ferons ensemble connaissance. Apprenez, mon cher, que je me propose de passer une couple de mois au château de Walbert.

BITTERMANN.-

Et pourquoi pas toute l’année ? cela n’embarrasserait' pas le vieux Bittermann : il a , sans se vanter , amassé de quoi étonner ses respectables maîtres.

LE MAJOR

Tant mieux! un économe demande un dissipateur, et vous avez votre homme dans mon beau-frère. Savez-vous bien qu’il a quitté le service, et qu’il se propose de passer tranquillement le reste de sa vie dans ce château ?

BITTERMANN.

Ah l monsieur le Major , que dites-vous-là ? Je n’en ai pas ouï-dire le premier mot. Leur letlre n’en parle pas. Mais j’en suis charmé , d’autant plus que nous recevrons plus exactement les nouvelles publiques.

PETERS répétant.

Oui, les nouvelles publiques....

N’y a-t-il rien de nouveau dans le monde politique l

PETER*

ET repentir; »§

PETERS

Dans le monde politique ?

LE MAJOR

Non, rien que je sache; je vous dirai franchement que je ne me mêle guères que de faire mon état avec honneur, efc <fue chacun devrait en faire autant. Quant à la politique, je m’en repose entièrement sur ceux qui veulent bien so charger de ce pénible emploi.

bittermann.

Il me semble que j’entends madame Miller. C4est la sur-* intendante; je vais avoir l’honneur de vous l’envojer, si vous le permettez.

LE MAJOR

Non, ne vous donnez pas cette peine-là.

BITTERMANN.

Ce n’en est point une, monsieur le Major. Je serai toujours prêt à me montrer votre très-empressé serviteur. (fj soi't en faisant une profonde révérence')*

P E T E R s, tirant le pied en s'en allant .

Votre très-empressé serviteur. {Il fait beaucoup de rêvé r en ces ).

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