LE G O M TE
Madame Miller, je vous amène un invalide qui ne peut plus servir, qu^ sous vos étendards*.
Mes étendards , monsieur le comte , ils ne se déploient que pour la solitude.
LE COMTE
Et les petits Amours y veillent encore de toüs côtés» la comtesse, qui a très - amicalement embrassé Eulalie , et dn a reçu un açcueil tendr.- et respectueux* Monsieur mpn cher époux , vous oubliez , je crois, que je suis là
le c o m t e.
Ah 1 ah! ma chère épouse., il m’est bien permis d’en faire autant que voire cher frère , qui vient de mettre sur les dents, mon attelage gris - pommelé , pour arriver ici une demi-heure avant nous.
Si j’avais eu quelqu’idée des charmes de ce séjour , vous auriez raison.
LA COMTESSE
Je vais , ma chère madame Miller , je vais servir à son gré votre ame sensiblç. Nous voulons confier à vos soins ce cher enfant j ( Elle lui présente Eugène. ) c’est le fils de ma sœur , de ma pauvre Caroline. Il a perdu sa mère, il faut qu’il la retrouve en nous deux.
Eugène à la Comtesse.
C’est donc encore une maman que vous voulez me dopner,
je sens que je l’aimerai aussi.-
L A COMTESSE
Bien , bien , mOa cher Eugène.
e u L A lie, avec un trouble marqué.
Eugène ! Oh ! l’aimable enfant ! ’
M I S A N TROPIÊ
LE COMTE
Ah ! ça , Bittermann , j’espère que tu vas donner tes soin# pour nous procurer un bon dîner?
BITTERMANN.
Aussi bon, [excellence , que le peu de tems a pu le permettre.
(Le Comte donne son épée et son chapeau à Bittermann , et cause tout bas avec lui. )
& E major, prenant la Comtesse à part , et lui montrant
Eulalie.
Dis-moi donc , ma sœur , quel est trésor que tu as enfermé ?
la comtesse riant.
Ah ! monsieur l’amateur, vous voilà pris ! Elle se nomme Snadame Miller.
Je le sais , mais.....
LA COMTESSE
Mais je n en sais pas davantage . Bittermann a pu te le dire, LE MAJOR.
Comment l
LA COMTESSE
Suis-moi donc dans mon appartement , je te prouverai que je ne sais rien de plus. (Al eiifant ♦ ) Viens, mon cher enfant , viens te reposer. ( A madame Miller .) Je compte vous retrouver ici , madame Miller , votre aimable société ajoutera beaucoup aux charmes que je me promets de goûter en ces lieux. ( Le major donne la main à la Comtesse ; madame Millier se met a. son ouvrage »