‹ Misanthropie et repentirChapitre 22 sur 57 · LE G O M TE · texte numérisé non relu

LE G O M TE

Madame Miller, je vous amène un invalide qui ne peut plus servir, qu^ sous vos étendards*.

Mes étendards , monsieur le comte , ils ne se déploient que pour la solitude.

LE COMTE

Et les petits Amours y veillent encore de toüs côtés» la comtesse, qui a très - amicalement embrassé Eulalie , et dn a reçu un açcueil tendr.- et respectueux* Monsieur mpn cher époux , vous oubliez , je crois, que je suis là

le c o m t e.

Ah 1 ah! ma chère épouse., il m’est bien permis d’en faire autant que voire cher frère , qui vient de mettre sur les dents, mon attelage gris - pommelé , pour arriver ici une demi-heure avant nous.

Si j’avais eu quelqu’idée des charmes de ce séjour , vous auriez raison.

LA COMTESSE

Je vais , ma chère madame Miller , je vais servir à son gré votre ame sensiblç. Nous voulons confier à vos soins ce cher enfant j ( Elle lui présente Eugène. ) c’est le fils de ma sœur , de ma pauvre Caroline. Il a perdu sa mère, il faut qu’il la retrouve en nous deux.

Eugène à la Comtesse.

C’est donc encore une maman que vous voulez me dopner,

je sens que je l’aimerai aussi.-

L A COMTESSE

Bien , bien , mOa cher Eugène.

e u L A lie, avec un trouble marqué.

Eugène ! Oh ! l’aimable enfant ! ’

M I S A N TROPIÊ

LE COMTE

Ah ! ça , Bittermann , j’espère que tu vas donner tes soin# pour nous procurer un bon dîner?

BITTERMANN.

Aussi bon, [excellence , que le peu de tems a pu le permettre.

(Le Comte donne son épée et son chapeau à Bittermann , et cause tout bas avec lui. )

& E major, prenant la Comtesse à part , et lui montrant

Eulalie.

Dis-moi donc , ma sœur , quel est trésor que tu as enfermé ?

la comtesse riant.

Ah ! monsieur l’amateur, vous voilà pris ! Elle se nomme Snadame Miller.

Je le sais , mais.....

LA COMTESSE

Mais je n en sais pas davantage . Bittermann a pu te le dire, LE MAJOR.

Comment l

LA COMTESSE

Suis-moi donc dans mon appartement , je te prouverai que je ne sais rien de plus. (Al eiifant ♦ ) Viens, mon cher enfant , viens te reposer. ( A madame Miller .) Je compte vous retrouver ici , madame Miller , votre aimable société ajoutera beaucoup aux charmes que je me promets de goûter en ces lieux. ( Le major donne la main à la Comtesse ; madame Millier se met a. son ouvrage »

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