‹ Misanthropie et repentirChapitre 39 sur 57 · M ON SIEUR · texte numérisé non relu

M ON SIEUR

MEINAU.

Demain , nous partirons.

FRANTZ

A la bonne heure.

MEINAU.

Peut-être pour un pays éloigné.

FRANTZ

J’y consens.

MEINAU.

Peut être pour une autre partie de l’Univers.

FRANTZ

Je suis prêt à vous suivre.

meinau, par réflexion.

Paisibles insulaires de l’Océan Pacifique > je veux me retirer chez vous. Le vol est, dit-on, votre unique faiblesse; et que m’importe ? Vous ne me dépouillerez que d’un vain reste de richesses. Mon bien le plus précieux , le repos de ma vie, on me l'a pris en Europe. . . » Oui , je veux m’ensevelir dans quelque séjour ignoré, quel qu’il soit: je serai bien par-toutou je ne trouverai pas les hommes et les mœurs des pays qu’on appelle civilisés. Entends-tu , Frantz ? Demain , dès l’aurore. FRANTZ.

J’entends.

MEINAU.

Mais écoute bien, Frantz , il faut auparavant t’acquitter d’une commission aussi importante que délicate. Descends au village ,

prends une voiture, et fais-toi conduire au bourg voisin , chez la personne que cetre adresse ( II tire une adresse de son portefeuille, et ta lui donne.)’ va t indiquer. Je vais t’écrire un billet pour t’autoriser à retirer deux enfans qui sont les miens, r R a N t z, étonné .

Vos enfans ?

Tu les recevras des mains de leur gardienne, et me les amèneras. . .• * • •

Vous avez des enfans ? ,

Oui, j’ai des enfans. D’où naît cet étonnement ?

Depuis trois ans que jé suis à votre service , qu’il ne vous soit pas échappé un mot à leur sujet; voilà? ce qui me paraît singulier ! Vous avez donc été marié ? '

M E r ïf A U.

Ne me fais pas de questions inutles 5 songe à partir. {Frantisorté)

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