‹ Misanthropie et repentirChapitre 45 sur 57 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE COMTE, LE MAJOR. (Ils sortent du pavillon. y rp LECOMTE.

X e demander ce que c est que tout ceci , ne me mènerait probablement à fien. Qu tu ne le sais pas., et ne pourrais me 1 apprendre ; ou tu le sais, et ce secret n’étant pas le tien, tu ne pourrais me satisfaire.

LE major , de l’air d'un homme qui ne peut en dire davantage • Cher Çomte , vous avez tout dit.

LE COMTE

Je m en doutais. La belle évanouie paraît revenue à elle. Son premier soin a éré de demander à écrire } ma présence, la tienne metne paraissaient importunes. Nous sommes sortis ; mais aux signes d’intelligence que j'ai surpris entre la Comtesse et toi , vous en savez tous les deux plus que vous ne voulez ou ne pouvez m’en dire.

LE SJ A J O B,

Ne nous enviez point , mon frère , ce triste avantage*

LE COMTE

Je me retire donc, persuadé que je vous suis , tout au moins, inutile. . . Je retourne au château. . . Je vous y attends. . . Je te laisse , Major , cette aventure à terminer. ( Il va pour sortir , et revient sur ses pas. ) Ah î fait tout au monde pour nous conserver ce singulier personnage. Oui , ils m’inspire le plus vif intérêt. = Il est impossible de s*y méprendre : cette madame MHIer ne lui est ni inconnue , ni étrangère. Elle pourrait bien,

nous aider à le retenir... Mais peut-être aussi que , par cet évènement , nous sommes menacés de la perdre. Ah . il pourrait y avoir à cela plus de bien que de mal •, car cetre femme étonnante finerait, je crois, par devenir dangereuse, et pour moi qui ai une femme , et pour toi , cher beau-frere , qui n'en as pas. . . Tu mas entendu ? (J/ sort.)

S C E N~E I L LE M A J Q R , seul.

( Il reste un moment absorbé dans une profonde revérie. )

Trompeuse espérance ! vaine image du bonheur! je te tendais les bras, et tu t’es dissipée comme un nuage. Le mystère est découvert -, j’adorais la femme de mon ami !. . . Eh bien . j! ne sera peut être pas impossible de réunir deux âmes qui furent dignes l’une de baume , et dont une n’a ces*é de l’être que par une fatalité du destin. Ah ! si je rends a mon ami la félicité qui m’échappe -, non , je n’aurai rien perdu.

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