L. E M a J O r , avec étonnement
Fartez-vous sérieusement, Madame?
Madame mille r.
Je ne suis point un être faible, qui veut échapper au châtiment qu i4 mente. Que serait mon repentir, si j'en voulais tirer d autre avantage que celui de rendre moins déchirant le cri de ma concience r
Mais, si votre époux lui-même...
, Madame miller,
li ne le voudra pas ^ il ne ie peut pas.
E E MAJOR
Mais il vous aime encore.
Madame miller.
Il ne peut pas m’aimer * il doit défendre son cœur d’une loiblesse qui ie déshonore.
E E MAJOR
Femme inconcevable, vous n’avez donc rien à Dermettre au zèle qui m’anime.
Madame Miller.
Pardon qez-moi , Monsieur le Major ; j’ai deux prières à vous faire , ciont l'accomplissement est pour moi d’une extrême importance. Souvent, lotsque dans l’accablement affreux où me plongeaient mes chagrins et les souvenirs de mon cœur , je désespérais de toute consolation , il me semblait que je pourrais goûter quelque tranquillité , si le sort favorisait le vœu que j avau formé, devoir une seule fois mon époux , de faire à ses pieds .aveu de nies torts, de rn’en séparer ensuite : ah ! pour
hmais =* C’est là la première de mes sollicitations : un entre- ’rien de que^ues minutes , s’il peut supporter «a- vue sa réouanance. Mais qu’il ne présume pas que je veuille tenter le moindre effort pour obtenir mon pardon ; qn
que je ne veux pas rétablir mon honneur aux dépens du. sien. attendrissement.) Le second' de mes voeux est d avoir des
nouvelles dé mes enfans.
le major, avec chaleur- ••
Si l’hurtanité , si l’amitié n’ont pas perdu leur droit sur le cœu de Meinau il n’hésitera pas à consentir à vos demandes, devais le cherche; aux environs de sa demeure - ne vous éloignezpas. IA COMTESSE, lui tendant la main , avec l expression del amme. Ah 1 mon frère , tu m’es plus cher que jamais. ; • „
(Madame Miller jette un regard qui exprime sa reconnaissance ; ensu rte elle se^écâTaTarl ursur leLifde la Comtesse, qui UVnrtd a^m^ nentZnssTs bras , et sort avec elle par la coulisse en deçà du pavillon).