‹ Misanthropie et repentirChapitre 51 sur 57 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LEMAJOR, seul .

J e me promets beaucoup de cet artifice excusable. Oui , 1 innocent sourire des enfans trouvera le chemin de son cœur , si le doux regard de la mère ne peut y pénétrer.

, 7if • LEMAJOR, M E I N A U.

( Meinau , en entrant, promené un regard de défiance sur les environs de sa demeure. Le Major va a lui et l’amene sur la scène en le serrant dans ses bras.)

EL E M A J O R

H bien, mon cher Meinau, je te revois moins malheureux.

MEINAU.

peut s’accorder avea

qui t’empêche' d;

manquer à

Commènt ?

Tu l’as retrouvée.

M E L L O, du ton le plus sombre ,

Montre de loin à celui qui a tout perdu , le trésor qu’un jour

il possédait , et dis- lui qu’il est heureux

1/ E MAJOR

Pourquoi non : s’il dépend de lui de le posséder encore , de se rendre aussi heureux qu’auparavant.

Je t’entends...... Tu es un envoyé de ma femme. Il n’en sera rien.

Le major.

Apprends à la mieux connaître. Oui , je suis envoyé par elle ; mais ce n’est pas avec le pouvoir de travailler à vous réunir. C’est elle qui , t’aimant avec ardeur , ne pouvant être heureuse sans toi ; c’est elle qui se refuse à l’idée même de son pardon , parce que (ce sont ses propres expressions), parce que ton honneur ne ïine telle faiblesse.

M e l L o , arec amertm

Se flatterait - on de me surprendre?

Non 5 Charles , penses-y bien, Eulalie est une excellente îemme,.., M e L L O , arec ;

Abrège et sois vrai. Pourquoi es-tu ici i Le major.

Pour deux raisons. D’abord, en mon nom5 i frère d’armes , pour te conjurer de ne point quitter Eul jamais, sous le ciel , tu ne retrouveras sa pareille.

Epargne-toi une peine inutile.

Le m a j o

Mais

elle t’est chère r

rede*

conviens -en ,

M E L L O Trop chère , hélas !

Le m a j l De longs remords ont expié sa faute ,

Venir aussi heureux que tu le fus autrefois?

Toute femme qui fut capable de capable d’y manquer un8 seconde i

Le m A j o R.

Ah ! non pas Eulalie ; et si une extrême jeunesse , à l’époque de son fatal aveuglement, n’en est une excuse suffisante, conviens du moins qu’elle est effacée par trois ans d’une conduite si irréprochable , que la calomnie la plus hardie n’oserait y porter la moindra ache..

, est aussi

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