S G È NE Y I I I
M E L L O , assis.
JVÏelT.0 , le dernier moment heureux de ta vié approche. Tu la
verras , celle à qui ton ame entière est attachée Ah ! que ne
m’est-il permis de voler au-devant d’elle , de la serrer contre ce
cœur palpitant? ( Il se lève. ) Eh ! que dis- je ? Est-ce là le
langage d’un époux outragé ? Ah ! je ne le sens que trop. Cette espèce d’honneur , ce fantôme de l'imagination n'est que dans notre
tête , il n'est poiut dans notre cœur ! Enfin , je vais la voir :
ifiimporte je lui parlerai rans aigreur comme sans faiblesse. Aucun reproche ne sortira de ma bouche. Si son repentir est sincère , je veux que, du moins, son sort devienne supportable ; qu'elle ne soit plus condamnée à servir pour assurer son existence. Je veux qu’elle soit indépendante, et que même sa fortune lui permette de satisfaire son peuchant à la bienfaisance. ( Il regarde du côté de V avenue. ) C'est elle, elle vient..,,,. Orgueil ; fioaseuï Qffeasé ? réveille^ vous et protégez moi !