SCENE X
MELLO, Madame M t I L E S.
Madame Miller.
M on sieur le baron......
MellO, saris tourner la tête , l’interrompt du geste , et lui dit 9 d’une voice douce , mais émue :
Que veux -tu de moi, Eulalie ?
Madame Miller, anéantie .
Non : Au nom du ciel, Mello... A. ce ton de bonté Ah !
je n’y étais point préparée, il déchii^e mon cœur. Non, je vous' en ^pnjure, homme trop généreux, frappez d’un ton dur et sévère l’oreille d’une coupable.
Mello, cherchant, à donner à sa voix plus de fermeté.
Eh bien !...... madame.
Madame M I l'l e r.
Ah ! si vous vouliez soulagermon coeur ; si vous daigniez vous abaisser à me faire des reproches! . ...
Me l l 0.
Des reprochas ? Ils s’expriment ici dans mes yeux éteins , dans mes traits altérés. Si je n’ai pu vous épargner ces reproches muets, ma bouche , n’ajoutera pas à vos peines.
Madame M I L L E. R.
Si j’étais une criminelle endurcie , ce silence serait un bienfait pour moi 5 mais le vrai repentir est au fond de mon cœur 5 et ce silence magnanime m’accable et m’anéailtit. Ah ! c’est donc à moi de déclarer et de publier.... .
M e l L o , l’interrompant avec précipitation .
Non : Point d’aveux , madame : Je sais tout , et vous dispense d^e toute humiliation. Mais vous sentez vous-même, après ce qui s est passé , que nous devons demeurer séparés à jamais.
Madame Miller.
Je le sais ; aussi, ne suis-je pas veuue pour implorer ma grâce; aussi,
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s'effacer un jour. Mais tcuTce^nuei’ose ^ ^ V’'U P^rront
de votre Wcb. ^ :ss2e:s*
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je ne maudira; to“ Œrf ,<W> “* “* N«“> *>■»**
Dan^iTconvfctioa Win * ’ ef:trême émotion.
depuis fcÿôis kWa,~V*n nort^r^ -?e--r&Uls votre nom,
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à prendre une épo^e plus diUo a® dlV0-rce clm vous autorise.... acte ; ( Elle tire de w P ° ^ V0L1S' Viens de tracer cet l’aveu de' mon c"imS, le voici : il renferme
Won E L L ,° déchirant le papier .
rougis poiot .deravo0uerGf ï - *1^- ?ansmon c^ar 5 et, je ne mens d honneur te dcfpnd °! jGlUe -Y .re&beras toujours. Des senti-
s^Kr-^raar1- - — f“- »*a
Madaine Miller , tremblante.
il ne me reste donc plus , en prenant congé de vous.
moyens de SiafaWce nS^tSÏ que
ITp "XTceTér PrS 18 beSOm P°Ur vous-f êtt:î- (" luiprésènu poserez 0 C écrit vous assure une rente honnête dont vous dis-
T Madame Miller.
a“*is> Jamais. Le travail de mes mains doit me nourir. Un nain
ou’une al? Iar“esc,u r.ePef!r Contribuera plus à mon bonheur, q une aisance dont je joui Jai aux dépens de ia fortune d’un homme que J ai si honteusement tronjpé ! . uu nomme
irenez, madame, prenez
7, . Madame Miller.
•' a,1 merIle' ce,,e humiliation; mais c’est à votre générosité seule que j ai recours $ excusez-nioi,
, „ o M e L LO, à part.
xeti
quelle femme ce malheureux m’a ravie? . ...(Il remet lacté dans sa poche .) (Haut. ) Hé bien madame, je resnecte vos p îcipcs, jen insiste point; mais sous la condition, que si vous veniez
a epi ouver des besoins, jeserai le premier. : 1 1 '
vous vous adresserez avec franchise.
je serai..,, le seul à qui