‹ Misanthropie et repentirChapitre 56 sur 57 · ET H E P S H TT R · texte numérisé non relu

ET H E P S H TT R

Madame M i l l e r.

Je îe promets.

J’ose demander encore que, du moins, vous repreniez ce qui est à vous. ( Il lui présente un é crin qui renferme des. bijoux, )

Madame MïtLEU , le reçoit avec émotion , V ouvre , m/2 moment ce qu>ilre7iferme,çt laissé couler quelques larmes . Ab ! tous ces objets, me retracent un tems où , digne de vous et de mon père, je fus, à diverses reprises , comblée de vos bontés et des siennes. Mettez le comble à votre généreuses pitié , en retenant cet écrin. ( 'Elle en tire une 'bague.') J’accepte ceci. .. . Je îe reçus après avoir donné le jour à mon cher Eugène, je le conserverai.

( Elle rend V écrin. Mello le reçoit en détournant la vue , pour cacher une émotion égale à celle d’EuIaUe )

M E L l O , à part.

Cette situation est trop violente ; je ne puis plus la supporter !

( Il se retourne vers Eulalie , et d’un ton qui peint le trouble qui î agite , il lui dit:) Eulali©.,.... Adieu.

Madame Miller, ly arrêtant par un geste, timide.

Ah ! un instant encore.... Daignez répondre à. une question. . . « tranquillisez le cœur d’une mère.... Mes enfans vivent-ils encore?.,.. .« Mello.

Ils vivent.

Madame Miller.

Et leur santé est-elie bonne?

Mello.

Donne.

. Madame MlLLER.

Oh Dieu l je t’en rends grâce. Mon Eugène, votre Ame'Iie ( Mello , Violemment agité et combattu entre V honneur et P amour , demeure muet . Eulalie continue avec plus d* ardeur et de vivacité. 'y Oh! le plus généreux des hommes , accordez-moi , par pitié, le bonheur de les voir encore une fois avant notre séparation , de les presser sur mon sein , d’admirer en eux les traits de leur respectable’ père. ( Silence (P un moment. ) Si vous saviez combien /dans le cours de ces trois terribles années, combien mon cœur à gémi; que de larmes coulèrent de mes yeux ! Ah ! permettez-moi de voir quelques instans mes enfans; qu’ils embrassent le sein maternel. Mello.

Vous les verrez ce soir meme ; je les enverrai au château. Voua pourrez, si 'vous voulez, les garder jusqu’au point du jour: mais qu alors ils soient rendus à leur père. ( Silence (Pim moment. ) Madame Miller.

Ainsi.... nous n avons plus rien a nous dire pendant cette vie .... ( Rassemblant toute sa résolution : ) Adieu îe plus généreux des hommes! ( elle prend timidement sa main : ) Oubliez une in-

lortunee qui vûus oubliera jamais. ( EllesHnçlme, et tout-à-

coup se précipitant aux pieds de Mello , elle dit : ) Ah ! que je presse encore une fois de mes lèvres cette main chérie !

Ml S AN TROPIE ET REPENTIR,

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