‹ Miscellanées bibliographiques (volume 2)Chapitre 64 sur 101 · RÉFLEXIONS ET MAXIMES MORALES · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS ET MAXIMES MORALES

DU DUC de' LA ROCHEFOUCAULD

1878 lorsque je publiai dans le premier volume des Misullanies Bibliographiques, une petite note sur Tédition originale de La Rochefoucauld, j'avais entre les mains deux exemplaires différents par le nombre de maximes, mais en tout semblables autrement. Je ne pouvais donc à ce moment constater d'autres particularités que l'addition de quatre maximes numérotées de3i3à3i6 (en chiffres romains). Mais quand j'ai réfléchi depuis à l'état extérieur de ces deux exemplaires, je me suis rappelé que l'un était en reliure du temps, et l'autre en reliure moderne de Trautz- Bauzonnet. L'exemplaire en reliure de l'époque contenait le plus grand nombre de maximes , et par conséquent était à n'en pas douter^ du second tirage de la première édition, d'après ce que j'ai découvert depuis. Le second, relié par Trautz, paraissait bien être du premier tirage, à cause de la particularité de la fin. Cependant comme j'y avais remarqué non-seulement cette terminaison delà maxime cotée 312, à b page 141, mais encore l'adjonction des deux feuillets con-

tenant les quatre maximes suivantes, je me demandai si possesseur de ce bel exemplaire, tenant à conserver reliure de Trautz, n'aurait pas intercalé après coup le di nier feuillet d'un exemplaire de premier tirage qu'il aui trouvé non relié, comme cela est du reste arrivé à quelqi autres amateurs. A cette époque où les reliures de Tra sont recherchées avec passion, où il devient presque inip sible d'en faire établir, le fait était très-croyable. Et c éi vrai, j'en ai acquis depuis la certitude. Voici comment.

Q]ielques mois plus tard je rencontrai un autre exe plaire du deuxième tirage, relié en vieux parchemin, tr largement cousu, et duquel un feuillet paraissait près d( détacher. En essayant de replacer ce feuillet, je m'aper qu'il était collé d'un bout à l'autre sur un onglet. Je regar le volume de plus près et je reconnus bien vite que p sieurs feuillets étaient dans le même état. De suite pensai que ce devaient être des cartons, et je chercha m'en assurer, en établissant une comparaison avec plusie autres exemplaires contenant le même nombre de maxim Je retrouvai dans tous les mêmes particularités. Mais a sitôt que j'eus comparé l'un d'eux avec un exemplaire premier tirage, je vis des différences nombreuses et pan importantes.

C'était le résultat de ces recherches que je de\ puWier dans une nouvelle étude, dont je retardais aui que possible l'impression, afin de m'entourer de documt nombreux et précis. Ce n'est qu'il y a quelques semai que je préparai mon article^ et, curieuse coïncidence, à p( était-il terminé et remis à l'imprimerie, que M. Mad apporta son intéressante note sur le même sujet. Afin d laisser in-extenso et d'éviter les redites, je me suis mi

remanier mon étude, et à compléter seulement les renseignements du savant bibliographe. Je m'étais du reste entouré de plusieurs exemplaires des deux tirages de la première édition et même de toutes les éditions postérieures, afin de ne citer que des remarques faites avec exactitude et constatées de visu.

Et comme rien de ce qui peut servir à distinguer deux éditions publiées sous la même date, ou deux tirages de la même édition, n'est indifférent aux bibliophiles, j'ai cru devoir consigner ici, en un tableau facile à consulter, les différences qui existent entre les deux tirages du premier texte de La Rochefoucauld. J'ai placé en regard, le texte de chaque maxime poftant le même numéro dans les deux sortes d'exemplaires, afin que la comparaison soit immédiate et facile.

Voici ce tableau. Le premier tirage y est désigné par la lettre A; le second par la lettre B. Les phrases ou les mots ajoutés par l'auteur dans le second tirage, ou les changements qu'il a faits dans certaines maximes, so.nt ici imprimés en caractères italiques.

Tirage à

Page 69, Maxime CXLIX, Nous choisissons souvent des loUanges empoisonnées, qui font voir par contrecoup en ceux que nous loQons des défauts, que nous n'osons découvrir autrement.

Tirage B

Page 69, Maxime CXLIX.

Nous choisissons souvent des loUanges empoisonnées, qui font voir par contrecoup en ceux que nous loUons des defauts,que nous n'osons découvrir autrement ; nous élevons la gloire des uns pour abaisser par là celle des autres, et on louerait moins Monsieur le Prince et monsieur de

Tirage A

Pages 99, loo, loi, dans la Maxime CC XX VIII: La par- Élite valeur et la poltronnerie

on en voit qui ne sont

pas également maistres de leur peur, d'autres se laissent quelquefois entraisner à des épouvantes générales, d'autres vont à la charge pour n'oser demeurer dans leurs postes; enfin, il s'en trouve à qui l'habitude des moindres périls affermit le courage, et les prépare à s'exposer à de plus grands ; outre cela. . . .

de sorte que la crainte

de la mort oste quelque chose à leur valeur, et diminué son effet.

Page 117, Maxime CCLIX.

La sobriété est l'amour de la santé, ou rimpuissance de manger beaucoup {a)

Page 118, Max. CCLXIIL La cocquetterie est le fonds de l'humeur de toutes les femmes ; mais

Tirage B

Turenne^ si on ne les vou point blâmer tous deux *.

P^8^ 99^ '0O1 ïO'i dans Maxime CCXX VIII, La parf

valeur et la poltronnerie

en voit qui ne sont pas tousic également maistres de leur p(

s'exposer à de plusgran

il y en a encore qui sont brû à coups d'espée^ qui ne peia souffrir les coups de mousqi et d'autres y sont asseurt\ craignent de se battre à co d'espée. Outre cela

de sorte qu'il est visible (

la crainte de la mort oste qi que chose à leur valeur, et di nlie son effet **

Page 1 1 7, Max. CCL/X.fR« placée par ceci:) Il y a une volution géne'rale qui cha le goust des Esprits, aussi b que les fortunes du monde

Page 118. Max. CCLXi La cocqueteric est le fonds l'humeur de toutes les femm

* Cette dernière partie Q*a pas été conservtfe dans les (îditions snivantes. Et ce comprend, da reste; le Prince de Condé et Turenne étaient des personnalités auxqn 00 ne touchait pas imponément. Ils darent sans doute exiger la suppression de phrase dans' laquelle ils sont pea ménagés.

** Cette dernière rédaction a été conservée à peu près entière dans les édi' suivantes.

{a) Je n'ai rencontré ni l'ane ni l'antre de ces deux maximes dans les antres édit

Comme celle qui commence ainsi : La sobriété existait deux fois dans le i** ti

sons les numéros CXXXV et CCLIX, on l'a laissée dans le second tirage seale sons le premier de ces numéros; c'est e qui explique ce changement.

TlKAGE A

Tirage B

toutes ne coquettent pas, parce que la coquetterie de quelquesunes est retenue par leur tempérament, et par leur raison.

Page 122, Max. CCLXXII.

Il y a peu de choses impossibles d'elles-mesmes, et Ton trouve plus de voyes que Ton ne pense pour y arriver. Et si nous avions assez d'application et de volonté, nous aurions tousiours assez de moyens.

Page 127. Max. CCLXXXIV.

L'éducation que Ton donne aux Princes, est un second amour propre qu'on leur inspire. ***

Page 128, Max. CCLXXXV.

Rien ne prouve tant que les Philosophes, ne sont pas si persuadez qu'ils disent que la mort n*est pas un mal, que le tourment qu'ils se donnent pour establir l'immortalité de leur nom par la perte de la vie.

Page 1 36, Max. CCC. Il est moins impossible de prendre de l'amour quand on n'en a pas que

mais toutes ne la mettent pas en pratique^ parce que la cocqueterie de quelques-unes est retenue par leu^ tempérament, et parleur raison *.

Page 122, Max, CCLXXII.

(Remplacée par ceci :) Il y a pas moins d'éloquence dans le ton de la voix que dans le choix des paroles

Page 1 27, Max. CCLXXXIV.

L'éducation que l'on donne d'ordinaire aux ieunes gens, est un second orgueil qu'on leur inspire ***.

Page 128. Max. CCLXXXV. (Remplacée par ceci :) Il n'y a point de passion ou l'amour de soy-même règne si puissamment que dans l'amour, et on est tousjours plus disposé de sacrifier tout le repos de ce qu'on aime que de perdre la moindre partie du sien ****.

Page 1 36, Max. CCC. Il est plus facile de prendre de l'amour quand on n'en a pas que de

* L'édition défiaitive (la 5*), et même la 2*, la 3% la 4*, et les snivantes se tenninent ainsi : « est retenue par la crainte ou par la raison. »

'* Cette dernière maxime a été laissée dans les éditions postérieores. L'antre y est entrée également, mais avec des modifications.

*" Dans les éditions suivantes les mots « Jeunes gens » ont été conservés, mais on y > rétabli les mots c amour -propre. •

'*** Ceat cette dernière maxime qui a été réimprimée presque textuellement dans

les éditions postérieures. L'autre n'existe que dans le !•' tirage de l'édition origiosle.

Tirage A

de s'en d*êfaire quand on en a.

Page i36, Max. CCCI, La plus part des femmes se rendent plûtost par foiblesse que p'ar passion, de là vient que pourTordinaire les femmes entreprenantes réussissent mieux que les autres, quoy qu'elles ne soient pas plus aimables.

Tirage B

s'en deffaire quand on en a * Page i36, Max! CCCL La pluspart des femmes se rendent plustost par foiblesse, que par passion, de là vient que pour Tordinaire les hommes entrepre^ nans réussissent mieux que les autres, quoy qtiils ne soient pas plus aimables

Si Ton rapproche ces variantes de celles données par M. Alphonse WillemSy il y a deux moisy dans une brochure curieuse publiée à Bruxelles, et relative à la découverte de l'édition hollandaise de 1664, on aura ainsi un certain nombre de particularités et même de maximes inédites, que ne paraissent pas avoir connues les éditeurs de la Rochefoucauld.

Un aimable amateur, qui possède les différentes éditions originales des Maximes ^ M. Albert de Naurois, a bien voulu me communiquer ses exemplaires et me les laisser étudier longuement. Celui du premier tirage est pareil (moins les 3 feuillets de second tirage ajoutés à la fin) à l'exemplaire de la Bibliothèque nationale, que M. Madden croyait être unique, éjant, selon lui, une épreuve. Il en est de même des quelques autres que j'ai consultés; tous sont semblables et renferment les maximes que j'ai rapportées ci -devant dans la colonne de l'édition A. Cependant quelques exemplaires de i*'' tirage ont aussi subi des modifications et ont été en partie cartonnés. Celui de la Bibliothèque nationale, que je viens de citer, est

* Cette réflezioa n'a repara dans aucnne dea éditiooa saivantea. ** Maxime anpprimée dana lea éditiona postérieorea.

— SI — du nombre. Par exemple, le feuillet côté 99-100 a été remplacé et la maxime CCXXVm qu'il contient s'y miuve pareille à celle de notre tirage 6.

Une remarque intéressante dans ces premiers exemplaires c'est que la dernière page est cotée i ;o, quoique ce i" tirage contienne deux pages de moins que le second. Cela vient de ce que dans le premier, après les pages 143-144, qui contiennent le commencement de la pensée sur le mérite de la mort, il existe une lacune dans la pagination; le feuillet suivant est coté 147-148 et le dernier 149-ijo. Les signatures du cahier G ne commencent qu'à G iiij, tandis que dans le deuxième, tirage, le cahier G est régulier et signé de G à G vj, avec 4 feuillets correspondants.

L'autre exemplaire (de second tirage) appartenant à , M. de Naurois, et contenant les différences citées dans la colonne de l'édition B, est dans un état remarquable. Il est orné d'une belle reliure du temps en maroquin rouge doublé de maroquin, très-bîen conservée. Et à la suite se trouve l'édition originale de la seconde partie des Maxinus, publiée à part sous ce titre : Nouvelles Réflexions ou Sentences et Maximes morales. Seconde panïe. A Paris, che(^ Claude Barbin, sur le second Perron de la Sainte Chapelle. M. DC. LXXVm. Avtc privilège du Roy. In-12 de 3 feuillets prélim. titre compris, 76 pages, et 5 feuillets pour la table. (Qpoique cène description soit conforme à celle de Brunet, je crois qu'il faudrait indiquer 4 feuillets prélim. au lieu de 3 , car il devrait y avoir en tête un feuillet blanc pour compléter le cahier a, puisque le feuillet qui suit le titre est coté a iij.) Les signatures sont a, A à G et les cahiers se composent ainsi : a contenant 4 feuillets, et les 7 cahiers suivants alternant par 4 et par 8 feuillets.

Cette édition à part de la seconde partie renferme 107 maximes, imprimées en gros caractères. Elle est fort rare. La Rochefoucauld la fit imprimer pour compléter s: quatrième édition ; ensuite il se décida à jemanier le tout et donna dans la même année son édition définitive , conte nant 504 réflexions ou maximes, et qui a fixé le texte d toutes les autres éditions publiées jusqu'à nos jours.

Jules Le PErrr. (Asmodèe).

On sait que l'auteur du livre des maximes, Larochefou cauld^ après la première édition de son ouvrage, achevé d'imprimer le 27 octobre 1664 et publiée» en 1665, ei donna une seconde en 1666 et que, dès cette époque, il ] fit beaucoup de suppressions^ d'additions et de changements Cette seconde édition contient 302 maximes, tandis'^que L première en contenait 318 *. Cette différence de 16 prca vient de 45 maximes ajoutées et de 61 supprimées.

Dans les quatre éditions suivantes, publiées pendant 1 vie de Fauteur, et dont la dernière qui contient 504 max:: mes est de 1678, on sait que Larochefoucauld ne cesî jamais de remanier son texte, mais ce que l'on ne sait p^ encore, c'est que même pendant l'impression de lapremièi édition, en 1664, Larochefoucauld remaniait déjà se ouvrage.

Dans le premier volume des Miscellanées Bibliographique page 3 et suivantes, Asmodée signale, il est vrai, la d^ couverte récente d'exemplaires de la première édition , s: contenant que 312 réflexions au lieu de 317 (318) *. C^

* 3i8 et non 317, parce que le n« 3o2 est répète

-- S3 — une découverte intéressante et je viens ofirir aux biblio philes le résultat d'un examen attentif de cette première édition du livre des maximes.

Voici les £ûts sur lesquels je m'appuie pour prouver que Larochefoucauld remaniait déjà son livre pendant l'impression de la première éditioil. Je parle de l'édition de 150 pages à 23 lignes. Le texte y est imprimé sur sept cahiers dont les signatures sont A, B, C, D, E, F, G. Chaque cahier a douze feuillets, à l'exception de l'avantdernier F, qui n'en a que dix. De plus ces cahiers finissent par une réclame, à l'exception du cahier F.

Enfin la table à la fin du livre ne mentionne que 313 maximes, quoique le texte en contienne 318, y compris la dernière, sur le mépris de la mort.

Voilà les faits ; en voici l'explication : Je l'ai trouvée en examinant un exemplaiie de la Bibliothèque nationale. Il porte sur la reliure les armes d'Orléans avec deux P entrelacés *. Immédiatement après les pages 141 à 144 se trouvent des pages numérotées aussi 141 à 144. La première de ces deux iséries de 4 pages se termine parla réclame d'aller ; la seconde contient des maximes manquant à la première et portant en chiffres romains les numéros 313, 314, 315, 316. La première de ces maximes termine la première page du cahier signature G.

Voici donc ce que nous révèle cet examen : la première série de quatre pages terminées par la réchme d'aller) était suivie immédiatement du cahier G, dont les pages 145 à 148 contenaient la fin du texte.

' C'était sans doute Philippe I d'Oriéans, frère de Louis XI V, mort en 1701^

La uble fut dressée et ne mentioima que 313 mazinf^^

Ce fut alors que l'auteur pria rimprimeur d'insè^ 4 nouvelles maximes, avec la condition de laisser la 3r au dernier rang.

Barbin se trouvait ainsi en présence de quatre former celles des feuilles F et G qu'il lui fallait remanier. B recir devant cette tâche et prit le parti de n'en remanier qu: deux seulement. U enleva des 2 formes les 4 dernière pages; c'étaient deux feuillets qui restèrent blancs et qu ferait disparaître le relieur. Tel est le cas de mon exenc plaire. Qpant à celui de la Bibliothèque nationale c'ét^ évidemment une épreuve; on y laissa les deux feuille^ superflus que l'on pourrait enlever sans nuire ni à la conc nuité du texte, ni à la pagination, mais non sans nuire ai. intérêts de la bibliographie.

Je veux mettre hors de doute que cet exemplaire n'ét^ qu'une simple épreuve. En effet j'y ai constaté des fautes q^ ne se trouvent pas dans le mien.

Dans l'exemplaire de la Bibliothèque nationale, je 3 sous le numéro 300 : «Il est moins impossible de prend: de Tamour quand on n'en a pas que de s'en d'èfaire (si ^ quand on en a. » Dans le mien : « Il est plus facile ^ prendre de l'amour quand on en n'en a pas, que de s'c= deffaire sic quand on en a. »

Dans le numéro suivant mon exemplaire dit : « La plit part des femmes se rendent plustost par foiblesse, que ppassion^ de là vient que pour l'ordinaire les hommes entr^ prenans réuississent mieux que les autres, quoy qu'ils r: soient pas plus aimables. » Au lieu de cette rédactior l'exemplaire de la bibliothèque nationale dit : « ... le

— ss —

femmes entreprenantes réussissent mieux que les autres quoy qu'elles ne soient pas plus aimables. »

Je pourrais citer d'autres fautes de ce genre. Je préfère vous offirir une maxime que les éditeurs de Larochefoucauld me paraissent avoir tous oubliée, car aucun ne la cite. Elle ne se lit que dans l'exemplaire de la Bibliothèque nationale : « Rien ne prouve tant que ces philosophes, ne sont pas si persuadez qu'ils disent que la mort n'est pas un mal, que le tourment qu'ils se donnent pour establir l'immortalité de leur nom par la perte de la vie. » C'est le n® 285; il est totalement différent dans mon exemplaire. L'auteur en la supprimant nous dispense d'en relever la fausseté et le style indigne de lui.

Si l'on veut se rappeler que l'ouvrage de Larochefoucauld reçut le privilège du Roy le 14' jour de janvier 1664 et qu'il ne fut achevé d'imprimer que près de dix mois plus tard; on comprendra que l'auteur prenait le temps de corriger son œuvre et les faits que je viens de signaler prouveront qu'il n'avait pas tort.

Le livre des maximes, depuis plus de deux siècles qu'il a paru, n'a jamais manqué de lecteurs et n'en manquera sans doute jamais, aussi longtemps que l'on parlera la langue dans laquelle elles sont écrites. Ainsi rien de ce qui nous montre l'auteur retouchant sans cesse son ouvrage afin de le rendre de plus en plus digne des lecteurs ne saurait nous être indifférent ; voilà, ami lecteur, l'excuse qui me fera, je l'espère, pardonner ce long travail sur quelques minuties typographiques.

Â. Madden.

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