‹ Miscellanées bibliographiquesChapitre 40 sur 52 · FERRAND · texte numérisé non relu

FERRAND

Etre l'Amour aujourd'hui je désire.

Non pour régner sur la terre et les cieux, Mais pour régner sur le cœur de Thémire; Seule, elle vaut les mortels et les dieux ; Non pour avoir son bandeau sur les yeux, Car de tous points Thémire m'est fidèle ; Non pour jouir d'une gloire immortelle, Car à ses jours survivre je ne veux :

Mais seulement pour épuiser sur elle Du dieu d'amour et les traits et les feux.

VOLTAIRE

(A Mff^ la marquise du Châtelet, qui jouait à Sceaux, cheiji M»^ la duchesse du Maine, le rôle d'Issé, en 1747») Etre Phébus aujourd'hui je désire.

Non pour régner sur la prose et les vers , Car à du Maine il remit cet empire ; Non pour courir autour de l'univers, Car vivre à Sceaux est le but où j'aspire ; Non pour tirer les accords de sa lyre.

De plus doux chants font retentir ces lieux ; Mais seulement pour voir et pour entendre La belle Issé, qui pour lui fut si tendre.

Et qui le fit le plus heureux des dieux.

Maintenant nous vous offrons une pensée phîlosôphique de Montaigne, délayée par un poète, jadis fameux, mais qu'on ne lit guère à notre époque.

* MONTAIGNE

Je conçois aisément Socrate en la place d'Alexandre; Alexandre en celle de Socrate^ je ne puis.

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